législateur
adjectif, /leʒislatœʁ/ ou /lɛʒislatœʁ/
Grammaire et formes (4)
- législatrices — pluriel féminin — /leʒislatʁisə/ ou /lɛʒislatʁisə/
- législateurs — pluriel masculin — /leʒislatœʁ/ ou /lɛʒislatœʁ/
- législatrice — singulier féminin — /leʒislatʁisə/ ou /lɛʒislatʁisə/
- législateur — singulier masculin — /leʒislatœʁ/ ou /lɛʒislatœʁ/
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législateur
nom, masculin, /leʒislatœʁ/ ou /lɛʒislatœʁ/
Voir aussi : forme féminine législatrice
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. m. et f.
Celui, celle qui donne des lois à un peuple. Lycurgue a été le législateur de Lacédémone, Solon celui d'Athènes. Par extension, celui qui sert de modèle en législation. Adj. Un roi législateur.
Certainement, s'il [l'homme] la connaissait [la justice].... les législateurs n'auraient pas pris pour modèle, au lieu de cette justice constante, les fantaisies et caprices des Perses et Allemands — Pascal (1623-1662)
Commander des armées et remporter des victoires, n'est rien en comparaison de la gloire d'un législateur — Fénelon (1651-1715)
Il se dit en parlant des lois religieuses. Mahomet, le législateur des musulmans.
Le législateur des Juifs, qui n'était pas un homme ordinaire, ayant fort bien conçu la grandeur et la puissance de Dieu — Boileau (1636-1711)
Par extension, celui, celle qui fait comme des lois dans le domaine intellectuel et moral. Boileau est le législateur du Parmasse. Le divin législateur, en parlant de Jésus-Christ. Par extension et plaisanterie.
Dans l'éloquence, dans la poésie, dans la littérature, dans les livres de morale et d'agrément, les Français [au XVIIe siècle] furent les législateurs le l'Europe — Voltaire (1694-1778)
Les perruquiers français décident en législateurs sur la forme des perruques étrangères — Montesquieu (1689-1755)
Absolument, le pouvoir qui fait les lois. C'est au législateur qu'il appartient d'expliquer la loi. Au plur. Ceux qui font les lois. Nom des membres du corps législatif établi par la constitution de l'an VIII.
Si les rhéteurs parlent pour vingt-quatre heures, les législateurs parlent pour le temps — Mirabeau (1749-1791)
Étymologie : Lat. legislatorem, de lex, legis, loi, et lator, celui qui porte, de latum, supin d'un verbe dont la forme complète est tlatum, le même que le grec τλάτω, supporter, d'un même radical que l'inusité latin tulo (d'où tuli) et que tolerare (voy. TOLÉRER).
Historique : XIVe s. Legislateur ou ordeneur de policie XVIe s. Il a voulu estre legislateur en commandant cela, et non point un conseiller comme ils songent
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n.
Celui, celle qui donne des lois à un peuple. Moïse fut le législateur des Hébreux. Lycurgue à Sparte et Solon à Athènes sont des législateurs célèbres. Confucius, législateur des Chinois. Elle fut la législatrice de son peuple. En parlant des Lois religieuses, JÉSUS-CHRIST, le législateur des chrétiens. Notre divin législateur. Adjectivement, Roi législateur.
Il se dit collectivement, en parlant des Membres des assemblées parlementaires. C’est au législateur qu’il appartient d’expliquer la loi. Telle n’est point l’intention du législateur.
Il se dit, par extension, de Celui, de celle qui établit les principes d’un art, d’une science. Boileau fut au XVIIe siècle le législateur de la poésie française, du Parnasse français.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- législateurs — pluriel — /leʒislatœʁ/ ou /lɛʒislatœʁ/
- législateur — singulier — /leʒislatœʁ/ ou /lɛʒislatœʁ/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée législateur#37865.