lecture

lecture

nom, féminin, /lɛktyʁə/

Définitions

  1. Action de lire un texte.

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  2. Interprétation ou compréhension que l'on donne à un texte ou à une situation.

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  3. Ouvrage ou texte que l'on lit.

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Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (7 sens) — Académie 1935 (9 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Action de lire. Particulièrement. Action d'une personne qui lit à haute voix. On fit la lecture du contrat de mariage en présence des parents. Tous les dimanches il fait la lecture à sa famille.

    Ah ! seigneur, ce billet n'est point coup d'aventure ; C'est pourquoi hâtez-vous d'en faire la lecture — Jean Mairet (1604-1686)

    Outre la lecture assidue que chacun en devait faire en particulier [de la loi, chez les Juifs], on en faisait tous les sept ans, dans l'année solennelle de la rémission et du repos, une lecture publique et comme une nouvelle publication, à la fête des Tabernacles, où tout le peuple était assemblé durant huit jours — Bossuet (1627-1704)

  2. L'action, l'habitude de lire seul et des yeux, pour son instruction ou pour son plaisir. La lecture de cet ouvrage est attachante. Il s'emploie quelquefois au pluriel. Il a profité de ses lectures. Cabinet de lecture, lieu où, moyennant une rétribution, on lit des journaux et des livres.

    Ne trouvant point d'autres plaisirs, j'ai été contraint de choisir celui de la lecture — Voiture (1597-1648)

    Notre concitoyen, disaient-ils en pleurant, Perd l'esprit ; la lecture a gâté Démocrite — La Fontaine (1621-1695)

  3. La chose lue.

    Quand une lecture vous élève l'esprit et qu'elle vous inspire des sentiments nobles et courageux, ne cherchez pas une autre règle pour juger de l'ouvrage — La Bruyère (1645-1696)

  4. Instruction qui résulte de la lecture.

    Sans la lecture, le plus beau naturel est ordinairement sec et stérile — Saint-Évremond (1614-1703)

    Et son feu, dépourvu de sens et de lecture, S'éteint à chaque pas faute de nourriture — Boileau (1636-1711)

  5. Il se dit par opposition à représentation, en parlant d'une pièce de théâtre. Comité de lecture, jury de lecture, assemblée devant laquelle on lit les ouvrages destinés à un théâtre, et qui juge s'ils méritent d'être représentés.

    Il n'y a que le seul Racine qui soutienne constamment l'épreuve de la lecture — Voltaire (1694-1778)

    Il me disait que le succès au théâtre dépend entièrement d'un acteur ou d'une actrice ; mais qu'à la lecture, il ne dépend que de l'arrêt équitable et sévère d'un juge et d'un écrivain tel que vous — Voltaire (1694-1778)

  6. L'art de lire. Maître de lecture et d'écriture. Il enseigne la lecture et l'écriture aux enfants.

  7. On commence à dire lectures pour leçons, séances d'enseignement, cours publics ; c'est un mot transcrit de l anglais lecture, au lieu d'en être traduit ; l'importation en paraît inutile et peu heureuse.

Étymologie : Lat. lectura, de lectum, supin de legere, lire.

Historique : XVe s. Establi et ordonné quatre docteurs lisans ordinairement à tous escoliers et estudians qui se voudront trouver et assister à leur lecture et doctrine es escoles et colleges par ce ordonnés XVIe s. ...Je vous jure Que de ces livres la lecture Diminue merveilleusement à la femme l'entendement Il y a double lecture en cest endroict, et selon l'autre il faudroit traduire....

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Action d’une personne qui lit à haute voix. Sa lecture est parfaite. Sa lecture est monotone.

  2. Il se dit le plus souvent de la Reproduction par la voix d’un texte écrit ou imprimé. On fit la lecture du contrat de mariage en présence de tous les parents. J’ai assisté hier à la lecture d’une belle pièce. Ce discours est moins intéressant à la lecture qu’à l’audition. Cette pièce est de celles qui gagnent à la lecture.

  3. Comité de lecture, Assemblée devant laquelle on lit les ouvrages destinés à un théâtre et qui juge s’ils méritent d’être représentés. Le Comité de lecture de la Comédie-Française.

  4. Il désigne aussi l’Action, l’habitude de lire seul et des yeux, pour son instruction ou pour son plaisir. La lecture de cet ouvrage est très attachante. Il aime beaucoup la lecture. S’attacher à une lecture, s’adonner à la lecture. Il a beaucoup acquis par la lecture des bons auteurs. La lecture forme l’esprit.

  5. Il s’emploie surtout au pluriel pour désigner Ce qu’on lit, ce qu’on a lu. Les bonnes lectures, les mauvaises lectures. Il a bien profité de ses lectures.

  6. Cabinet de lecture, Lieu où, moyennant une rétribution, on lit sur place ou l’on emprunte des journaux et des livres.

  7. Il se dit encore de l’Instruction qui résulte de la lecture. C’est un homme qui n’a point de lecture, qui n’a aucune lecture, qui a beaucoup de lecture, qui est d’une prodigieuse lecture. Il est rempli, nourri de la lecture des anciens.

  8. Il désigne aussi l’Enseignement qui rend les enfants ou les illettrés capables de lire. Nouvelle méthode de lecture. Cette mère a appris à ses enfants la lecture et l’écriture.

  9. Par extension, il se dit de Textes particulièrement choisis pour développer l’art et le goût de la lecture chez les enfants. Premier livre de lecture. Lectures enfantines. Lectures pour les adolescents.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • lectures — pluriel — /lɛktyʁə/
  • lecture — singulier — /lɛktyʁə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée lecture#36650.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.