lavé
adjectif
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens)
Littré (1873)
part. passé
Nettoyé avec l'eau. Les mains lavées, on se mit à table. Fig.
La Dauphine ainsi lavée dans le sang de l'agneau — Fléchier (1632-1710)
Terme d'agriculture. Foin lavé, foin qui, étant sur pied, a séjourné dans l'eau, ou a été mouillé après le fauchage et surtout pendant le fanage.
Purgé par une sorte de lavage.
Ces eaux-ci [Vichy] sont salutaires ; M. de Grignan en serait lavé et lessivé, et guéri de tous ses maux — Mme de Sévigné (1626-1696)
Lavé se dit de certaines couleurs peu vives et peu chargées. Cheval de poil bai lavé. Bai brun lavé aux flancs. En peinture, couleur lavée, couleur faible et déchargée.
Ombré, colorié.
Parlons de ses têtes peintes, de ses études et surtout de ses dessins coloriés et lavés — Diderot (1713-1784)
Le ventre et l'estomac ont du blanc plus ou moins lavé de jaune faible — Buffon (1707-1788)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- lavées — pluriel féminin
- lavés — pluriel masculin
- lavée — singulier féminin
- lavé — singulier masculin
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée lavé#101947.
lave
nom, féminin, /lavə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Toute matière en fusion coulant ou ayant coulé de soupiraux volcaniques. Fig.
Comment la lave jaillit en s'ouvrant des issues au bas de ces monceaux, comment elle roule en torrents, ou se répand comme un déluge de feu, portant partout la dévastation et la mort — Buffon (1707-1788)
La lave, si ardente de nuit, paraît sombre à la clarté du soleil — Mme de Staël (1766-1817)
Pierre opaque, d'un ton gris verdâtre, tachetée et marquée d'accidents qui en varient les effets et ne s'opposent pas à son beau poli. Bracelet en lave.
La lave du Vésuve, étant continuellement mise en œuvre par les bijoutiers italiens, est la plus connue, et on appelle toutes les laves, laves du Vésuve — DE LABORDE
Étymologie : Ital. lava ; d'après Diez, du napolitain lava, qui veut dire averse, et qui vient du verbe lavare, laver, l'averse d'eau ayant été transportée à l'averse de matière enflammée.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Matière en fusion qui s’écoule en torrents des volcans pendant leur éruption. La lave, les laves du Vésuve, de l’Etna. Des flots, des torrents, des coulées de lave. Villes ensevelies sous la lave. Les villes voisines des volcans sont souvent pavées de lave. Constructions de lave.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- laves — pluriel — /lavə/
- lave — singulier — /lavə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée lave#36596.