larcin

larcin

nom, masculin, /laʁsɛ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Action de dérober, de prendre furtivement, sans violence, une chose appartenant à autrui. Par extension. Fig.

    Le larcin, l'inceste, le meurtre des enfants et des pères, tout a eu sa place entre les actions vertueuses — Pascal (1623-1662)

    Bauny pour le larcin, qui portèrent Jean d'Alba à le pratiquer contre vous-mêmes.... — Pascal (1623-1662)

  2. L'objet dérobé. Les pies cachent leurs larcins soigneusement.

  3. Plagiat. Les plus beaux endroits de son livre sont des larcins. Fig. et poétiquement. Un doux larcin, un baiser dérobé à une femme.

    C'est surtout en poésie qu'on se permet souvent le plagiat, et c'est assurément, de tous les larcins, le moins dangereux pour la société — Voltaire (1694-1778)

Étymologie : Provenç. layronici ; catal. lladronici ; espagn. ladrocinio ; ital. latrocinio ; du lat. latrocinium, de latro, larron (voy. ce mot).

Historique : XIe s. Si home apeled altre de larcin XIIe s. Et moult se partirent à larrecin [furtivement] des herberges XIIIe s. Voirs est quant li sacrilieges est tix [tel] qu'il n'i a larrecin ne mort d'homme, l'amende du meffet est au prelat XIVe s. Comment poés au mont [pouvez-vous au monde] souffrir tel larechin Que Gaufrois nous a fait, li cuivers de put lin [lignage] ? XVe s. Ni nul n'osoit aller en Gand, fors en larrecin [à la dérobée], ni mener vivres XVIe s. Il [Panurge] avoit soixante et trois manieres d'en trouver [de l'argent] toujours à son besoing ; dont la plus honorable et la plus commune …

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Vol de peu d’importance, fait furtivement et sans violence. Faire commettre un larcin. être accusé, convaincu de larcin.

  2. Il désigne aussi la Chose dérobée. Il alla cacher son larcin.

  3. Il se dit aussi de l’Action de prendre une pensée, une expression dans un auteur et aussi de la Pensée ou de l’expression dérobée. Les plus beaux endroits de son livre sont des larcins, sont autant de larcins. Il n’a pas su déguiser ses larcins.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • larcins — pluriel — /laʁsɛ̃/
  • larcin — singulier — /laʁsɛ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée larcin#36452.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.