laquais
nom, masculin · /lakɛ/
Usage : d'usage courant (1.75 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Histoire. Domestique en livrée qui accompagnait autrefois son maître ou sa maîtresse, notamment sous l'Ancien Régime.
Un laquais en livrée ouvrit la portière du carrosse.
Synonyme : valet.
« Alidor, dit un fourbe, il est de mes amis ; Je l'ai connu laquais avant qu'il fût commis »Boileau (1636-1711)
« Je vous promets un laquais fort grand ; les petits ne sont bons à rien »Mme de Maintenon (1635-1719)
Péjoratif. Personne d'une servilité méprisable, entièrement soumise à la volonté d'un plus puissant qu'elle, dans un emploi péjoratif.
On le traitait de laquais du pouvoir.
Synonyme : valet.
« Parasite effronté, menteur comme un laquais, Vivant toujours d'emprunt et ne payant jamais »Destouches (1680-1754)
« Je dis... qu'à nous deux, Monseigneur, nous faisons un assemblage infâme : J'ai l'habit d'un laquais, et vous en avez l'âme »Victor Hugo (1802-1885)
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Grammaire et formes (1)
- laquais : forme de base · /lakɛ/
Témoignages historiques
Littré (1873) · 1 sens
s. m.
Valet de livrée, employé principalement pour suivre son maître ou sa maîtresse. Mentir comme un laquais, mentir avec impudence, mentir habituellement.
Qui passera de nous deux ? qui cédera la place à l'autre ? le moins habile ? mais je suis aussi habile que lui ; il faudrait se battre sur cela ; il a quatre laquais, et je n'en ai qu'un : cela est visible, il n'y a qu'à compter ; c'est à moi à céder, et je suis un sot si je contestePascal (1623-1662)
Je vous promets un laquais fort grand ; les petits ne sont bons à rienMme de Maintenon (1635-1719)
Étymologie : Espagn. et portug. lacayo ; ital. lacchè. D'après Diez, laquais provient d'un radical qui est dans le provençal lacai, gourmand ; anc. portug. lecco, répondant au provençal lec, même sens, de l'ancien verbe leccare, lécher, être gourmand. D'autre part, d'Herbelot le tire de l'arabe lacaa, exposer : enfant exposé ; et Pihan, avec plus de vraisemblance, de l'arabe lakiyy, attaché à quelqu'un ou à quelque chose. Ce qui appuie une origine arabe, c'est que le mot est originairement espagnol et portugais, et qu'une de ses formes est alacay ; c'est là que nous l'avons pris, comme le montre l'historiq
Historique : XVe s. En l'année passée, au dernier voyage de l'armée de Catalogne, le suppliant eut charge de par son capitaine de mener et conduire certain nombre de gens arbalestriers, apelés laquaiz Deux hommes de guerre que, selon l'usage du temps present en fait de guerre, on nomme halagues Alagues, alacays, et lacays XVIe s. Ces champisses contenances de nos laquais y estoient aussi [chez les Romains] Le bastion que le seigneur de Milho, avec quelques autres capitaines de gens de pied et trois mille laquais françois, eut en garde N'ayant chacun que deux chevaux et un valet et un laquais
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 2 sens
n. m.
Il se disait d’un Valet de livrée, destiné principalement à suivre son maître ou sa maîtresse. On dit aujourd’hui Valet de pied.
Fam., Mentir comme un laquais, Mentir avec impudence, mentir habituellement. On dit dans un sens analogue Avoir l’âme d’un laquais, Avoir l’âme basse.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
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