lanternerie

lanternerie

nom, féminin, /lɑ̃tɛʁnəʁi/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Perte de temps à des riens, irrésolution. Il a manqué son affaire à force de lanternerie.

  2. Par extension, prolongation, retard.

    Cela nous impatiente et nous donne la goutte ; cette goutte n'est point considérable ni fort douloureuse ; mais c'est une lanternerie et une faiblesse qui empêche d'aller à Versailles, comme si elle était plus considérable — Mme de Sévigné (1626-1696)

    Mon pauvre fils a une petite lanternerie d'émotion [retard pour un dérangement de ventre], comme j'en eus cet hiver, qui l'a empêché d'aller aux états ; il prend de ma même tisane des capucins — Mme de Sévigné (1626-1696)

  3. Propos futile, fadaise. Chose de nulle importance, futilité.

    Le moyen qu'ils [le devoir et la raison] vous laissent le temps de lire de telles lanterneries — Mme de Sévigné (1626-1696)

    Vous voyez bien par ces lanterneries qu'il n'y a point aujourd'hui de nouvelles — Mme de Sévigné (1626-1696)

Étymologie : Lanterner.

Historique : XVIe s. Lanternerie

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Irrésolution, difficulté futile qui retarde quelque affaire. Il a manqué son affaire à force de lanternerie. Il vieillit.

  2. Il signifie aussi Fadaise, discours frivole et ridicule. Il ne nous a dit que des lanterneries. Il est familier.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • lanterneries — pluriel — /lɑ̃tɛʁnəʁi/
  • lanternerie — singulier — /lɑ̃tɛʁnəʁi/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée lanternerie#36393.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.