lamentation
nom, féminin, /lamɑ̃tasjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Plainte accompagnée de gémissements et de cris. On n'entendait que lamentations.
Expression de douleur et de regret.
Mme du Plessis le vint voir [Brisacier] de Fresnes, pour faire les lamentations de la rupture de son marché — Mme de Sévigné (1626-1696)
Les lamentations de Jérémie, sorte de poëme que ce prophète a fait sur la ruine de Jérusalem.
Jérémie lui-même, qui seul semble être capable d'égaler les lamentations aux calamités, ne suffirait pas à de tels regrets — Bossuet (1627-1704)
Étymologie : Provenç. lamentation, catal. llamentació ; esp. lamentacion ; ital. lamentazione ; du lat. lamentationem, de lamentari, lamenter.
Historique : XIVe s. Et puis il s'en fui au riche roi Pieron ; De sa femme lui fist tel lamentation [plainte], Dont on la fist mourir ainsi que vous diron XVe s. Un livre couvert de veloux noir, nommé les lamentations monseigneur sainct Bernard XVIe s. Ils disoient en leurs cris et lamentations.... Ilz envoyerent faire leurs doleances et lamentations aux Lacedemoniens
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Plainte accompagnée de gémissements et de cris. On n’entendit que lamentations.
Souvent il signifie seulement Expression de douleur et de regret. Sa visite fut une longue lamentation. Se répandre en lamentations.
Les Lamentations de Jérémie, Sorte de poème que ce prophète a fait sur la ruine de Jérusalem. On chante à Ténèbres les Lamentations de Jérémie.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- lamentations — pluriel — /lamɑ̃tasjɔ̃/
- lamentation — singulier — /lamɑ̃tasjɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée lamentation#36287.