juger
verbe · /ʒyʒe/
Usage : fréquent (77 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Droit. Se prononcer sur une affaire ou sur une personne en qualité de juge.
Le tribunal jugera cette affaire le mois prochain.
« Ceux qui ont vu de quel front il [Charles 1er] a paru dans la salle de Westminster.... peuvent juger aisément combien il était intrépide à la tête de ses armées »Bossuet (1627-1704)
« Il nous veut tous juger les uns après les autres »Jean Racine (1639-1699)
Porter une appréciation ou émettre une opinion sur quelqu'un ou quelque chose.
Il ne faut pas juger les gens sur leur apparence.
« Là, tous mes sots, enflés d'une nouvelle audace, Ont jugé des auteurs en maîtres du Parnasse »Boileau (1636-1711)
« Jugeons des actions des hommes, et laissons Dieu juger de leur foi »Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Estimer qu'une chose présente tel caractère, la considérer comme telle.
Elle juge ce choix imprudent.
Synonymes : estimer, considérer.
« Nous jugeons assez de là que l'impureté était regardée.... »Bourdaloue (1632-1704)
« Juger, c'est affirmer qu'une chose que nous concevons est telle ou n'est pas telle : comme lorsque, ayant conçu ce que c'est que la terre, et ce que c'est que rondeur, j'affirme de la terre qu'elle est ronde »Charles Pinot Duclos (1704-1772)
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Grammaire et formes (51)
- jugerions : conditionnel présent 1ʳᵉ pers. pluriel · /ʒyʒəʁjɔ̃/
- jugerais : conditionnel présent 1ʳᵉ pers. singulier · /ʒyʒəʁɛ/
- jugeriez : conditionnel présent 2ᵉ pers. pluriel · /ʒyʒəʁje/
- jugerais : conditionnel présent 2ᵉ pers. singulier · /ʒyʒəʁɛ/
- jugeraient : conditionnel présent 3ᵉ pers. pluriel · /ʒyʒəʁɛ/
- jugerait : conditionnel présent 3ᵉ pers. singulier · /ʒyʒəʁɛ/
- jugeons : impératif présent 1ʳᵉ pers. pluriel · /ʒyʒɔ̃/
- jugez : impératif présent 2ᵉ pers. pluriel · /ʒyʒe/
- juge : impératif présent 2ᵉ pers. singulier · /ʒyʒə/
- jugerons : indicatif futur 1ʳᵉ pers. pluriel · /ʒyʒəʁɔ̃/
- jugerai : indicatif futur 1ʳᵉ pers. singulier · /ʒyʒəʁe/
- jugerez : indicatif futur 2ᵉ pers. pluriel · /ʒyʒəʁe/
- jugeras : indicatif futur 2ᵉ pers. singulier · /ʒyʒəʁa/
- jugeront : indicatif futur 3ᵉ pers. pluriel · /ʒyʒəʁɔ̃/
- jugera : indicatif futur 3ᵉ pers. singulier · /ʒyʒəʁa/
- jugions : indicatif imparfait 1ʳᵉ pers. pluriel · /ʒyʒjɔ̃/
- jugeais : indicatif imparfait 1ʳᵉ pers. singulier · /ʒyʒɛ/
- jugiez : indicatif imparfait 2ᵉ pers. pluriel · /ʒyʒje/
- jugeais : indicatif imparfait 2ᵉ pers. singulier · /ʒyʒɛ/
- jugeaient : indicatif imparfait 3ᵉ pers. pluriel · /ʒyʒɛ/
- jugeait : indicatif imparfait 3ᵉ pers. singulier · /ʒyʒɛ/
- jugeâmes : indicatif passé 1ʳᵉ pers. pluriel · /ʒyʒamə/
- jugeai : indicatif passé 1ʳᵉ pers. singulier · /ʒyʒe/
- jugeâtes : indicatif passé 2ᵉ pers. pluriel · /ʒyʒatə/
- jugeas : indicatif passé 2ᵉ pers. singulier · /ʒyʒa/
- jugèrent : indicatif passé 3ᵉ pers. pluriel · /ʒyʒɛʁə/
- jugea : indicatif passé 3ᵉ pers. singulier · /ʒyʒa/
- jugeons : indicatif présent 1ʳᵉ pers. pluriel · /ʒyʒɔ̃/
- juge : indicatif présent 1ʳᵉ pers. singulier · /ʒyʒə/
- jugez : indicatif présent 2ᵉ pers. pluriel · /ʒyʒe/
- juges : indicatif présent 2ᵉ pers. singulier · /ʒyʒə/
- jugent : indicatif présent 3ᵉ pers. pluriel · /ʒyʒə/
- juge : indicatif présent 3ᵉ pers. singulier · /ʒyʒə/
- juger : infinitif · /ʒyʒe/
- jugées : participe passé pluriel féminin · /ʒyʒe/
- jugés : participe passé pluriel masculin · /ʒyʒe/
- jugée : participe passé singulier féminin · /ʒyʒe/
- jugé : participe passé singulier masculin · /ʒyʒe/
- jugeant : participe présent · /ʒyʒɑ̃/
- jugeassions : subjonctif imparfait 1ʳᵉ pers. pluriel · /ʒyʒasjɔ̃/
- jugeasse : subjonctif imparfait 1ʳᵉ pers. singulier · /ʒyʒasə/
- jugeassiez : subjonctif imparfait 2ᵉ pers. pluriel · /ʒyʒasje/
- jugeasses : subjonctif imparfait 2ᵉ pers. singulier · /ʒyʒasə/
- jugeassent : subjonctif imparfait 3ᵉ pers. pluriel · /ʒyʒasə/
- jugeât : subjonctif imparfait 3ᵉ pers. singulier · /ʒyʒa/
- jugions : subjonctif présent 1ʳᵉ pers. pluriel · /ʒyʒjɔ̃/
- juge : subjonctif présent 1ʳᵉ pers. singulier · /ʒyʒə/
- jugiez : subjonctif présent 2ᵉ pers. pluriel · /ʒyʒje/
- juges : subjonctif présent 2ᵉ pers. singulier · /ʒyʒə/
- jugent : subjonctif présent 3ᵉ pers. pluriel · /ʒyʒə/
- juge : subjonctif présent 3ᵉ pers. singulier · /ʒyʒə/
Témoignages historiques
Littré (1873) · 20 sens
v. a.
Prononcer, en qualité de juge, sur une affaire ou sur une personne. Juger un procès, une personne. Fig. Juger sur l'étiquette du sac, ou, absolument, juger sur l'étiquette, prononcer un jugement sur une affaire en regardant seulement l'étiquette que portaient autrefois les sacs contenant les pièces d'un procès ; et fig. porter son jugement sur quelque affaire, sur quelque personne, sans avoir examiné les pièces, les raisons. Absolument.
L'affaire est prête à juger
Et vous, rois, ouvrez maintenant votre cœur à l'intelligence ; instruisez-vous, vous qui jugez la terreLemaistre de Sacy (1613-1684)
Il se dit de la fonction des juges ou premiers magistrats des Hébreux.
Il y avait en ce temps-là une prophétesse nommée Débora, laquelle jugeait le peupleLemaistre de Sacy (1613-1684)
Il se dit de l'arrêt que Dieu porte sur les hommes.
Il me semble que je les vois déjà [les personnes de piété] dans un de ces trônes où ceux qui auront tout quitté, jugeront le monde avec Jésus-Christ, selon la promesse qu'il en a faitePascal (1623-1662)
Que s'il [Dieu] ne dédaigne pas de juger ce qu'il a créé, et encore ce qu'il a créé capable d'un bon et d'un mauvais choix, qui leur [aux impies] dira ou ce qui lui plaît, ou ce qui l'offense, ou ce qui l'apaise ?Bossuet (1627-1704)
Décider comme arbitre en quelque différend. Un coup difficile à juger. Je m'en rapporte à ce qu'il en jugera.
Juge-nous un peu sur une gageure que nous avons faiteMolière (1622-1673)
Nous disputons qui est le marquis de la Critique de Molière ; il gage que c'est moi, et moi je gage que c'est lui. - Et moi je juge que ce n'est ni l'un ni l'autreMolière (1622-1673)
Se former, énoncer une opinion sur quelqu'un ou sur quelque chose. Vous jugez cet homme bien sévèrement. Juger un livre, une pièce de théâtre, un opéra. Juger un homme, apprécier sa valeur intellectuelle ou morale. Absolument. Ne jugez point si vous ne voulez être jugé.
Garde-toi, tant que tu vivras, De juger les gens sur la mineLa Fontaine (1621-1695)
Il ne faut pas juger les gens par l'apparenceLa Fontaine (1621-1695)
Croire, estimer, être d'opinion.
Que jugez-vous que je doive faire ? Tant que j'ai pu juger qu'elle [ma vie] vous était chère....Rotrou (1609-1650)
Elle croit, elle qui jugeait la foi impossibleBossuet (1627-1704)
Conjecturer. Il n'est pas difficile de juger ce qui en arrivera. En ce sens il se dit avec à. Je jugeai à son air qu'il était malade.
Mais des fureurs du roi que puis-je enfin juger ?Jean Racine (1639-1699)
Le dernier [Philopémen], à voir agir les Romains dans la Macédoine, jugea bien que la liberté de la Grèce allait expirerBossuet (1627-1704)
Se figurer, s'imaginer. Il est aisé de juger d'où cela part.
Ceux qui voyaient la reine d'Angleterre attentive à peser toutes ses paroles, jugeaient bien qu'elle était sans cesse sous les yeux de DieuBossuet (1627-1704)
Ceux qui ont vu de quel front il [Charles 1er] a paru dans la salle de Westminster.... peuvent juger aisément combien il était intrépide à la tête de ses arméesBossuet (1627-1704)
Au jeu de paume, juger la balle, prévoir le lieu où la balle va tomber ; et fig. prévoir quel tour une affaire prendra. Terme de chasse. Reconnaître l'âge, le sexe, la taille et l'espèce de bête par le pied, les fumées, etc. Tirer au juger, tirer sans voir distinctement la bête, et en jugeant qu'elle est en tel endroit.
Terme de médecine. Terminer une maladie, en faire la crise. Un dépôt jugea la fièvre.
Absolument. Discerner la convenance ou la disconvenance de deux idées.
La vraie perfection de l'entendement est de bien jugerBossuet (1627-1704)
Qui doute que les enfants ne conçoivent, qu'ils ne jugent, qu'ils ne raisonnent conséquemment ?La Bruyère (1645-1696)
V. n. Porter un jugement, prononcer un arrêt (emploi qui est rare).
La Syrie à vos lois est-elle assujettie Pour souffrir qu'une femme [Théodore] y soit juge et partie ? Jugez de ThéodorePierre Corneille (1606-1684)
Et quant à ce rebelle.... Rome entre vous et lui jugera de l'outragePierre Corneille (1606-1684)
Juger de, apprécier, se faire une opinion sur. Je ne pouvais pas bien juger de la distance. On dit dans un sens analogue. L'œil juge des couleurs. L'oreille juge des sons. Juger des coups, regarder des joueurs et apprécier en quoi ils jouent bien ou mal. Fig. Juger des coups, être simple spectateur des événements, et n'avoir qu'à les blâmer ou à les louer. Aujourd'hui on dit souvent juger les coups ; c'est une autre nuance de sens.
Et vous pouvez juger des soins qu'elle en a pris Par les hautes vertus et les illustres marques....Pierre Corneille (1606-1684)
Et me venger enfin ou sur vous ou sur moi, Si j'eusse mal jugé de tout ce que je voiPierre Corneille (1606-1684)
Juger de, se faire une idée de. Vous pouvez juger de ma surprise.
Juge de son pouvoir [de mon amour] : dans une telle offense, J'ai pu délibérer si j'en prendrais vengeance !Pierre Corneille (1606-1684)
Si nos cheveux sont comptés, jugez de nos œuvresMassillon (1663-1742)
Juger de, porter, en bien ou en mal, un jugement sur autrui. Il juge bien de tout le monde. Juger mal de son prochain. Juger d'autrui par soi-même, estimer les sentiments d'autrui par les siens.
Et la mort d'Annibal m'eût fait mal juger d'eux [des Romains]Pierre Corneille (1606-1684)
J'ai mal jugé de toi, j'ai tort, je le confesseMolière (1622-1673)
Juger de, être connaisseur en, apprécier le mérite de. Il juge bien de la poésie et de la peinture. Il juge mal de ces sortes de choses. Absolument.
Par la raison qu'il y en a plusieurs qui sont capables de juger d'une pièce selon les règles, et que les autres en jugent par la bonne façon d'en juger, qui est de se laisser prendre aux chosesMolière (1622-1673)
Ceux qui jugent d'un ouvrage par règle sont à l'égard des autres comme ceux qui ont une montre à l'égard des autresPascal (1623-1662)
Se juger, porter un jugement sur soi-même, avoir une opinion sur soi-même. Porter un jugement les uns sur les autres. Ils ne se jugent pas l'un l'autre bien favorablement. Dans le langage de la dévotion, s'infliger une perpétuelle mortification.
Il se juge en autrui, se tâte, s'étudiePierre Corneille (1606-1684)
Jugez-vous : répondez avec la vérité Que vous devez au moins à ma sincéritéVoltaire (1694-1778)
Croire quelque chose sur son propre compte. Il s'était jugé digne d'une récompense.
Être jugé. Le procès se jugera demain.
Terme de médecine. Une maladie se juge par des sueurs, par une diarrhée, etc. quand une amélioration sensible et soutenue se manifeste à la suite d'une évacuation quelconque.
Étymologie : Provenç. jutjar, jutgar ; espagn. juzgar ; portug. julgar ; ital. giudicare ; du lat. judicare, de jus, droit, et dicere, dire, prononcer.
Historique : XIe s. Si il ne pot prover sor saintz que melz [mieux] ne sot juger Si as juget [tu as décidé] qu'à Marsilion en alge [j'aille] XIIe s. Dont [pour cela] [ils] firent la hataille sur deus homes jugier [remettre la bataille à deux champions] À mort serez jugié se je ne vous estrif [tire d'affaire] Mult achate l'onur qui est à mort jugiez XIIIe s. Se cil qui est apelés de defaute de droit ou de faus jugement est convaincus en l'apel et atains, il pert le jugier et le [la] justice de sa terre Ele fu jugie à ardoir [être brûlée], et fu arse Il iroit contre le jugié.... L'autre point si est tel, que…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 18 sens
v. tr.
T. de Jurisprudence — Décider une affaire, un différend en qualité de juge. Juger un procès. Juger définitivement. Juger précipitamment. Juger impartialement. Juger sur les pièces. Juger avec connaissance de cause. Juger contre droit et raison. Juger en dernier ressort.
Juger une personne, Juger son procès. Je vous jugerai quand j’aurai vu les pièces. On l’a jugé, il est absous. On dit dans un sens analogue Dieu viendra juger les vivants et les morts.
Fig., Juger sur l’étiquette. Voyez
ÉTIQUETTE.
Juger par contumace. Voyez
CONTUMACE.
La chose jugée se dit d’un Point de contestation qui a été définitivement jugé par les tribunaux. Il y a chose jugée quand... Le respect dû à la chose jugée. L’autorité de la chose jugée.
Jugement passé en force de chose jugée, Décision qui ne peut plus être réformée par aucune voix légale, attendu que la partie condamnée n’est pas pourvue dans le délai fixé.
Bien jugé, mal appelé; mal jugé, bien appelé, Formules employées dans les arrêts quand un juge supérieur confirme ou casse la sentence d’un juge subalterne. Substantivement, dans le même sens Le bien-jugé. Le mal-jugé. Maintenir le bien-jugé.
Fam., C’est un homme jugé, se dit en mauvaise part d’un Homme dont on connaît le peu de mérite, le peu d’honnêteté.
JUGER signifie aussi Décider comme arbitre et comme étant choisi par ceux qui sont en différend. C’est notre arbitre, il nous jugera. Je m’en rapporte à ce qu’il en jugera. Un cas difficile à juger.
Juger des coups, Regarder des joueurs et apprécier en quoi ils jouent bien ou mal. Il signifie figurément être simple spectateur des événements, les louer ou les blâmer sans y prendre part.
Il signifie encore, en termes de Logique, Prononcer un jugement. Un enfant de dix ans est en état de raisonner et de juger.
Il signifie souvent Se former, avoir, énoncer un avis, une opinion sur une personne ou sur une chose. Vous jugez cet homme trop sévèrement. Vous me jugez fort mal, si vous avez une telle opinion de moi. Je l’ai jugé au premier abord. Juger un ouvrage, un tableau, une pièce de théâtre. C’est là nous juger témérairement. Les préventions nous empêchent de juger sainement. Il se juge lui-même très sévèrement. Nous nous jugeons rarement comme les autres nous jugent. Ce poète s’est jugé lui-même dans sa préface. Ils ne se jugeaient pas l’un l’autre bien favorablement. Dans ce sens, il est souvent accompagné de la préposition DE. Juger des gens sur l’apparence, sur la mine. Juger de la pièce par l’échantillon. Je ne pouvais pas bien juger de la distance. On juge mal des événements, quand on n’en connaît point les véritables causes. Juger sainement des choses. On dit dans un sens analogue : L’oeil juge des couleurs. L’oreille juge des sons. Il juge bien de la poésie, de la peinture. Il juge mal de ces sortes de choses, il ne s’y connaît point. J’en jugerais comme un aveugle des couleurs.
JUGER signifie également Décider en bien ou en mal du mérite d’autrui, de ses pensées, de ses sentiments, du motif de ses actions. Bien juger, mal juger de quelqu’un ou de ses actions. Vous en jugez légèrement, témérairement. Jugez favorablement de lui. Absolument, Ne jugez point, si vous ne voulez être jugé. Jugez équitablement.
Juger d’autrui par soi-même, Estimer les sentiments d’autrui par les siens. Jugez d’autrui par vous-même et voyez si vous seriez bien aise qu’on se conduisît ainsi avec vous.
JUGER signifie aussi Conjecturer, estimer que, être d’avis, d’opinion que... Si j’en juge par ce premier essai, nous réussirons. Je jugeai, à son air, qu’il était fort inquiet. Je jugeai que telle chose arriverait. Que jugez-vous de cela? Je ne sais qu’en juger. Si vous jugez qu’il puisse remplir cette mission, confiez-la-lui. Le parti que vous jugerez le meilleur. Que jugez-vous que je doive faire? Il n’a pas jugé à propos de s’y trouver. On a jugé nécessaire d’y pourvoir de bonne heure. Vous en jugez-vous capable? Ils se jugèrent faits l’un pour l’autre. Vous jugez, vous pouvez bien juger qu’il n’en fut pas fort content. Jugez un peu de ma surprise. Jugez si je fus ravi de le voir. Il est aisé de juger d’où vient le coup.
En termes de Chasse, Tirer au jugé, Tirer sans voir la pièce sur laquelle on tire.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
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