jubé

jubé

nom, masculin, /ʒybe/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Lieu élevé dans une église en forme de galerie, et qui est ordinairement entre la nef et le chœur. Chanter l'évangile au jubé. Le jubé de l'église Saint-Étienne du Mont. Fig. Venir à jubé, se soumettre, venir à la raison par contrainte, malgré qu'on en ait. Il viendra à jubé, je vous en réponds.

    On lisait autrefois les lettres de paix dans les jubés — Adolphe Thiers (1797-1877)

    Laissez-moi jouer mon personnage, je la ferai venir à jubé — Hauteroche (1617-1707)

Étymologie : Le jubé a été ainsi nommé à cause du jube, domne, benedicere, qu'on y chante, de jubere, ordonner (voy. JUSSION). Quant à l'origine de la locution venir à jubé, on ne la sait pas, à moins qu'on ne pense que dans cette locution il y a un jeu de mot sur le latin jube, ordonne ; de sorte que venir à jubé serait venir, et dire : ordonne, commande-moi.

Historique : XIVe s. Despense pour le jubé [de la cathédrale de Troies], et premier pour les maçons XVe s. Et soit en Hollande ou en Frise, je le feray bien venir à jubé là où il doit

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Sorte de tribune en forme de galerie, située dans une église, et qui est ordinairement entre la nef et le choeur. Chanter l’évangile au jubé.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • jubés — pluriel — /ʒybe/
  • jubé — singulier — /ʒybe/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée jubé#35658.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.