jouteur
nom, masculin, /ʒutœʁ/
Voir aussi : forme féminine jouteuse
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Celui qui joute. Un habile jouteur. Fig. Un rude jouteur, celui qui est redoutable en quelque sorte de combat, de jeu, de lutte ou de dispute que ce soit.
Quand j'eus le malheur de vouloir parler au public, je sentis le besoin d'apprendre à écrire, et j'osai m'essayer sur Tacite... un si rude jouteur m'a bientôt lassé — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Étymologie : Jouter ; provenç justaire, justador ; espagn. et portug. justador ; ital. giostratore. Le provenç. justaire est le nominatif ; justador, le régime.
Historique : XIIe s. Thibaut de Reins le vaillant jousteor XVe s. Jehan duc de Berry, en sa jeunesse, hanta les armes, et fut à maint fait d'armes en Guienne, et fut moult bel jousteur Toutes voyes s'en mescheut il tant qu'il tumba par terre, et son jousteur demeura en selle
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Celui qui joute contre quelqu’un. Un habile jouteur.
Fam., C’est un rude jouteur, C’est un homme avec lequel il ne fait pas bon se mesurer. On le dit au propre et au figuré.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- jouteurs — pluriel — /ʒutœʁ/
- jouteur — singulier — /ʒutœʁ/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée jouteur#35637.