jan
nom, masculin, /ʒɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873) — entrée 1
s. m.
Terme du jeu de trictrac, qui désigne tous les accidents par lesquels on peut gagner ou perdre des points ; les jans sont donc très nombreux. 1° Le petit jan, celle des deux tables sur laquelle on range les dames en commençant la partie ; quand il est plein, on gagne quatre points par coup de dé que l'on peut tenir. 2° Le grand jan, l'autre table. Faire son petit jan, faire son grand jan, remplir toutes les cases dans l'une de ces parties. 3° Jan de retour, le petit jan de l'adversaire quand on y passe ses dames, et qui vaut aussi quatre points par chaque coup de dé que l'on peut jouer sans détruire son plein. 4° Jan de puissance, quand le point amené par le dé porte sur une dame découverte de l'adversaire. 5° Jan qui ne peut, lorsque le point formé par la somme des deux dés portant sur une dame découverte, en décomposant on tombe sur une dame couverte de l'adversaire ; c'est alors lui qui compte les points. Exemple : j'amène 4 et 3, en tout 7 ; avec 7, j'atteins une dame découverte ; mais, par le 3 et par le 4, je tombe sur une de ses dames couvertes : alors les points que j'aurais comptés sont pour lui. On dit plus souvent battre à faux. 6° Jan de trois coups ; c'est lorsqu'en commençant la partie on amène en trois coups de dés les six nombres, 1, 2, 3, 4, 5 et 6. 7° Le jan de deux tables, quand, n'ayant que deux dames abattues, le coup de dé fait battre votre coin par l'une et le coin de l'adversaire par l'autre. 8° Le jan de mézéas, lorsque, votre coin étant pris, sans aucune autre dame abattue de votre côté, vous amenez un as, le coin de l'adversaire étant vide. 9° et 10° Ces deux derniers ont des contre-jans qui comptent pour l'adversaire quand il occupe déjà son coin. Par extension, on a donné le nom de jan aux parties du trictrac où ces jans ont lieu : on dit le petit jan, le grand jan, le jan de retour pour la première partie, la seconde, et enfin la première de l'adversaire.
Étymologie : L'origine est fort incertaine ; mais les livres de trictrac s'accordent à tirer le mot de Janus, qui avait deux ou plusieurs faces. On prétend que ce nom fut employé pour exprimer la diversité des coups qui se présentaient.
Historique : XVIe s. C'est ce que l'on dit que le jan en vault deux
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 2
s. m.
Un des noms vulgaires de l'ulex europaeus, L. (légumineuses), dit aussi ajonc et landier.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Chacune des deux tables du jeu de Trictrac.
Il se dit aussi du Coup qui fait perdre des points à l’un ou à l’autre des joueurs.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- jans — pluriel — /ʒɑ̃/
- jan — singulier — /ʒɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée jan#35339.