jalon

jalon

nom, masculin, /ʒalɔ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Perche qu'on fiche en terre pour prendre des alignements. Terme militaire. Poteaux que les armées laissent sur les routes pour diriger les troupes qui marchent après elles.

    On voyait les signaux du porte-étendard qui plantait le jalon des lignes — Chateaubriand (1768-1848)

  2. Fig. Indications préliminaires ou principales. Il a posé les jalons de son travail. Ces époques sont des jalons à l'aide desquels on se dirige dans l'étude de l'histoire.

Étymologie : Origine inconnue. On a conjecturé le bas-breton gwalen, verge, ou le gothique valus, bâton. Faut-il voir le même mot dans jaloux signifiant une sorte de roseau ? Est-il chose au monde plus recreative que la belle verdure des prez bien floris, que les arbres fueillus et couverts de leurs vertes rames, que les jaloux et arundes d'entour des ruisseaux et fontaines ?

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Tige de bois ou de fer qu’on plante en terre pour prendre des alignements. Couper des branches d’arbres pour faire des jalons. Planter des jalons de distance en distance. Marquer l’alignement d’un mur avec des jalons.

  2. Il se dit figurément des Idées préliminaires ou principales qui servent à diriger dans une étude, dans un travail, etc. Ces grandes époques sont comme des jalons, sont des jalons à l’aide desquels on se rend compte du progrès de la civilisation, du mouvement des idées. Poser des jalons.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • jalons — pluriel — /ʒalɔ̃/
  • jalon — singulier — /ʒalɔ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée jalon#35309.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.