irrévérence

irrévérence

nom, féminin, /iʁɛvɛʁɑ̃sə/ ou /iʁeveʁɑ̃sə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Manque de révérence.

    Mais tous deux s'emportant à plus d'irrévérence — Pierre Corneille (1606-1684)

    Comme avec irrévérence Parle des dieux ce maraud ! Mon bras saura bien tantôt Châtier cette insolence — Molière (1622-1673)

  2. Actions, paroles irrévérentes.

    J'aurais cru d'un devoir faire une irrévérence — Rotrou (1609-1650)

    Si bien que les fêtes ne diffèrent des autres jours, sinon en ce que les profanations et les irrévérences y sont plus publiques, plus scandaleuses, plus universelles — Bossuet (1627-1704)

Étymologie : Provenç. et espagn. irreverencia ; ital. irreverenza ; du lat. irreverentia, de irreverens, irrévérent.

Historique : XIVe s. Ce a fait leur inobedience et irreverence qu'elles ont envers leurs maris XVe s. Sur toute chose avoir en grande irreverence les gens d'eglise et principalement l'université de Paris XVIe s. Respandre le privilege de cette privauté à plusieurs, engendreroit une nuisible irreverence

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Manque de révérence, de respect. Extrême irrévérence. Affecter l’irrévérence. Par extension, Se rendre coupable d’irrévérences. Quelle irrévérence!

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • irrévérences — pluriel — /iʁeveʁɑ̃sə/ ou /iʁɛvɛʁɑ̃sə/
  • irrévérence — singulier — /iʁeveʁɑ̃sə/ ou /iʁɛvɛʁɑ̃sə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée irrévérence#35084.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.