invétérer (s') · invétérer (s’)

invétérer (s')

verbe

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

v. réfl.

  1. Devenir confirmé par trait de temps. Avec ellipse du pronom se. Il ne faut pas laisser invétérer les maladies. Une habitude qu'on laisse invétérer est difficile à changer.

    Cette passion dont on n'est presque plus le maître, depuis qu'elle s'est invétérée et comme changée dans une seconde nature — Bourdaloue (1632-1704)

    Je ne voyais pas que le mal s'invétérait par ma négligence — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

Étymologie : Lat. inveterare, de in, en, et veterare, vieillir, de vetus, veteris, vieux (voy. VIEUX).

Historique : XVIe s. Ceste yvresse luy est inveterée

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée INVÉTÉRER (S').

invétérer (s’)

verbe

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Académie 1935 (1 sens)

Académie française, 8e édition (1935)

v. pron.

  1. Persister en empirant. Le mal s’est tellement invétéré qu’on ne peut le guérir. Lorsqu’une telle habitude s’invétère, on ne peut la faire disparaître. Une erreur qu’on laisse invétérer est plus difficile à rectifier. Une haine invétérée.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Source de l'entrée : Dictionnaire de l'Académie française, 8e édition (1932-1935), licence public-domain — entrée INVÉTÉRER (S’).

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.