intrépide
adjectif, /ɛ̃tʁepidə/ ou /ɛ̃tʁɛpidə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
adj.
Qui ne craint point, en parlant des personnes et de ce qui leur est propre. Intrépide à. Substantivement.
Mais avez-vous pris attache des grammairiens pour passer intrépide en notre langue ?... il est vrai que le bonhomme Malherbe s'est servi avant vous de cettui-cy..., quoi qu'il en soit, intrépide me plaît fort, et, si j'ai du crédit, je l'emploierai volontiers pour faciliter sa réception — Guez de Balzac (1597-1654)
On dit que le cardinal Mazarin ne craint rien, et qu'il meurt intrépide, comme disent les Italiens — Gui Patin (1601-1672)
Qui ne se laisse pas rebuter. Un solliciteur intrépide.
Étymologie : Ital. intrepido ; du lat. intrepidus, de in.... 1, et trepidus, tremblant, timide (voy. TRÉPIDATION). Ce mot, usité dès le XVIe siècle et oublié, reparut au commencement du XVIIe comme un mot nouveau. Balzac et Gui Patin osent à peine s'en servir.
Historique : XVIe s. Il estoit docte, en beaux termes fecond, Noble d'engin, à escrire intrepide
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj. des deux genres
Qui ne craint point le péril. Soldat intrépide. Par extension, Courage intrépide. Marche intrépide.
Il signifie aussi Qui s’obstine à quelque chose, qui n’est point rebuté par les désagréments, par les obstacles. Un solliciteur intrépide. Un bavard intrépide. Ce sens est familier.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- intrépides — pluriel — /ɛ̃tʁepidə/ ou /ɛ̃tʁɛpidə/
- intrépide — singulier — /ɛ̃tʁepidə/ ou /ɛ̃tʁɛpidə/
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