intraitable
adjectif, /ɛ̃tʁɛtablə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
adj.
Avec qui on ne peut traiter, qui est d'un commerce difficile. Intraitable à.
Le roi de plus en plus se rendant intraitable — Pierre Corneille (1606-1684)
Il n'est point de tyran plus dur, plus haïssable Que la sévérité de ton cœur intraitable — Voltaire (1694-1778)
En un sens favorable. Qui ne se plie pas aux mauvaises transactions.
De l'intraitable vérité L'incommode sévérité — Jacques Delille (1738-1813)
À qui on ne peut faire entendre raison sur quelque chose.
Mais souvent sur ses vers un auteur intraitable à les protéger tous se croit intéressé — Boileau (1636-1711)
C'est toi seul que je plains, intraitable rimeur — Nicolas Gilbert (1750-1780)
Étymologie : Lat. intractabilis, qu'on ne peut manier, de in.... 1, et tractare, manier (voy. TRAITER).
Historique : XVIe s. On l'appelle ulcere maligne, rebelle, intractable
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj. des deux genres
Avec qui on ne peut traiter. Il est d’une humeur intraitable. On ne sait comment l’aborder, il est intraitable.
Il signifie aussi à qui on ne peut faire entendre raison sur quelque chose. Il est intraitable sur ce point.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- intraitables — pluriel — /ɛ̃tʁɛtablə/
- intraitable — singulier — /ɛ̃tʁɛtablə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée intraitable#34679.