intolérable
adjectif, /ɛ̃tolɛʁablə/ ou /ɛ̃tɔleʁablə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
adj.
Qu'on ne peut supporter patiemment.
Ces conditions d'une paix qui tenait tant de la servitude parurent intolérables, et la fierté du vainqueur inspira un courage de désespoir aux vaincus — Voltaire (1694-1778)
Qu'on ne peut tolérer. Cela est intolérable. Il se dit aussi des personnes.
Si vous voulez qu'on tolère ici votre doctrine, commencez par n'être ni intolérants ni intolérables — Voltaire (1694-1778)
Étymologie : Lat. intolerabilis, de in.... 1, et tolerabilis, tolérable.
Historique : XIIIe s. Chaut et froit sans mesure, puors [puanteur] intolerables [dans l'enfer] XIVe s. L'empire et la seigneurie des consuls trop grande et intollerable Se complaignant de la cruauté de son pere intollerable envers lui Douleur intollerable XVIe s. Ceste presumptueuse, haultaine et fiere opiniastreté, quand elle est jointe à l'ambition, devient encore plus intolerable
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj. des deux genres
Qu’on ne peut tolérer. Sa présence m’est intolérable. Injure intolérable.
Il signifie, par analogie, Qu’on ne peut souffrir, supporter patiemment. Douleurs intolérables. Chaleur intolérable.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- intolérables — pluriel — /ɛ̃tɔleʁablə/ ou /ɛ̃tolɛʁablə/
- intolérable — singulier — /ɛ̃tɔleʁablə/ ou /ɛ̃tolɛʁablə/
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