insulté · insulte

insulté

adjectif, /ɛ̃sylte/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. Qui a été l'objet d'un coup de main. La place insultée à chaque instant par l'ennemi. Fig.

    Tous ses bords [d'une rivière] sont couverts de saules non plantés Et de noyers souvent du passant insultés — Boileau (1636-1711)

  2. Qui a reçu une insulte.

    Mme de Montespan ayant été insultée en public, le roi lui donna des gardes et l'entoura de toute la pompe de la royauté — Mme de Genlis (1746-1830)

    Et je n'ai pu venger ta mémoire insultée — BRIFFAUT

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • insultées — pluriel féminin — /ɛ̃sylte/
  • insultés — pluriel masculin — /ɛ̃sylte/
  • insultée — singulier féminin — /ɛ̃sylte/
  • insulté — singulier masculin — /ɛ̃sylte/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée insulté#34347.

insulte

nom, féminin, /ɛ̃syltə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Action d'attaquer par un coup de main. Une place exposée aux insultes de l'ennemi.

    Le comte de Nassau emporta d'insulte la ville de Guise, — MÉZERAY.

    Ils parviennent au pied de la muraille, qui de ce côté là se trouva peu élevée, parce qu'un endroit si escarpé paraissait hors d'insulte, — Vertot (1655-1735)

  2. Agression offensante de fait ou de parole. Insulte se dit de l'outrage qu'on fait à quelque sentiment.

    J'admirai un jour la patience de M. Quinault en cette place, qui souffrit en bon chrétien l'insulte que lui fit M. Charpentier, en lui disant qu'on devait s'étonner qu'avec si peu de mérite et une si basse naissance il eût fait une si grande fortune — Furetière (1619-1688)

    À ces pécheurs insolents, s'ils ne s'humilient bientôt par la pénitence, est réservée dans le jugement cette dérision, cette moquerie terrible, et cette juste et inévitable insulte d'un Dieu outragé — Bossuet (1627-1704)

Étymologie : Lat. insultus, action d'assaillir (voy. INSULTER) ; ital. insulto.

Historique : XVe s. Avint que [il] oy insult et cry de gens arrivans au dit lieu.... lesquelz ainsi armez.... de fait le assaillirent Et aloient les dessus diz faisans la dite commotion et insult parmi la ville, en hurlant et taboulant aux huis et portes XVIe s. Insult

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Outrage, de fait ou de parole, avec dessein prémédité d’offenser. Faire insulte à quelqu’un. Faire une insulte, des insultes à quelqu’un. Il a reçu une cruelle insulte, une insulte grave. De telles insultes veulent une éclatante réparation.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • insultes — pluriel — /ɛ̃syltə/
  • insulte — singulier — /ɛ̃syltə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée insulte#34340.

insulté

nom, masculin, /ɛ̃sylte/

Voir aussi : forme féminine insultée

Grammaire et formes (2)
  • insultés — pluriel — /ɛ̃sylte/
  • insulté — singulier — /ɛ̃sylte/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée insulté#34346.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.