insinuant
adjectif, /ɛ̃sinyɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
adj.
Qui s'insinue, qui pénètre doucement.
On peut bien les subtiliser [les corps], les rendre plus déliés, les réduire en vapeurs et en esprits ; par là ils deviendront plus vites, plus mobiles, plus insinuants, mais cela ne les fera pas sentir — Bossuet (1627-1704)
L'eau si fluide, si insinuante, si propre à échapper — Fénelon (1651-1715)
Fig. Qui sait s'introduire auprès des gens et les gagner, les capter. Il se dit dans le même sens, en parlant des choses.
Il y avait dans l'armée un Dolope, nommé Eurymaque, flatteur, insinuant, sachant s'accommoder à tous les goûts et à toutes les inclinaisons des princes — Fénelon (1651-1715)
Les cours ne sauraient se passer d'une certaine espèce de courtisans, hommes flatteurs, complaisants, insinuants — La Bruyère (1645-1696)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj.
Qui a l’adresse et le talent de s’insinuer, d’insinuer quelque chose. C’est un homme fort insinuant. Femme insinuante. Par extension, Manières insinuantes. Air insinuant. Langage insinuant. En termes de Rhétorique, Exorde insinuant. Voyez INSINUATION.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (4)
- insinuantes — pluriel féminin — /ɛ̃sinyɑ̃tə/
- insinuants — pluriel masculin — /ɛ̃sinyɑ̃/
- insinuante — singulier féminin — /ɛ̃sinyɑ̃tə/
- insinuant — singulier masculin — /ɛ̃sinyɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée insinuant#34201.