inouï

inouï

adjectif, /inui/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

adj.

  1. Qu'on n'a pas ouï.

    Cette façon de parler est sans doute de quelque province de France ; car elle est inouïe à la cour, et même il ne me souvient pas de l'avoir ouï dire dans les villes — Vaugelas (1585-1650)

  2. Dont on n'a jamais ouï parler. Inouï à. Il est inouï que..., avec le subjonctif. On dit de même : il est inouï de.

    Que, lorsqu'il n'y avait point d'exemple de quelque chose, il en fallait faire ; que ce qui était inouï ne le serait plus quand il serait fait — Guez de Balzac (1597-1654)

    Il est beau de tenter des choses inouïes — Pierre Corneille (1606-1684)

  3. Si extraordinaire, que jusque-là on n'avait ouï parler de rien de semblable.

    Les saints martyrs de Lyon et de Vienne endurèrent des supplices inouïs — Bossuet (1627-1704)

    Les infortunes inouïes d'une si grande reine — Bossuet (1627-1704)

Étymologie : In.... 1, et ouï. On a dit parfois, dans le XVIe siècle, inaudite, qui est le latin inauditus.

Historique : XVIe s. Si ce petit livret des merveilles inouyes est de lui [Aristote] Tant de cruautez inouies

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

adj.

  1. Dont on n’a jamais parlé. Prodige inouï.

  2. Il signifie plus ordinairement Qui est extraordinaire, exceptionnel. C’est une chose inouïe. Voilà qui est inouï. Un orgueil inouï. Des cruautés inouïes.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (4)
  • inouïes — pluriel féminin — /inui/
  • inouïs — pluriel masculin — /inui/
  • inouïe — singulier féminin — /inui/
  • inouï — singulier masculin — /inui/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée inouï#34128.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.