inique
adjectif, /inikə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
adj.
Qui blesse l'équité. Il se dit des personnes. Un juge inique.
Penser inique — Rotrou (1609-1650)
Le nouveau roi [le faux honneur] triomphe, et, sur ce droit inique, Bâtit de vaines lois un code fantastique — Boileau (1636-1711)
Étymologie : Provenç. inic, enic ; espagn. et ital. iniquo ; du lat. iniquus, de in.... 1, et æquus, juste (voy. ÉQUITÉ).
Historique : XVe s. .... Oster vie inique, Et ramener à droicte voie Cellui qui contre droit desvoie XVIe s. Ce seroit chose inique, si un homme particulier estoit pollu par l'indignité d'un autre Juges iniques et corrompus
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj. des deux genres
Qui blesse grièvement l’équité. Jugement inique. Ce passe-droit est inique.
Il peut se dire aussi des Personnes et signifie Qui est injuste à l’excès. Il s’est montré inique envers cet innocent.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- iniques — pluriel — /inikə/
- inique — singulier — /inikə/
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