inhabile

inhabile

adjectif, /inabilə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

adj.

  1. Qui n'est pas apte à.

    Ce malheureux vieillard inhabile à régner — Tristan L'Hermite (1601-1655)

    Quand ils n'auraient point d'autre inconvénient que de vous rendre inhabiles à la prière — Massillon (1663-1742)

  2. Terme de droit. Qui n'a pas les qualités requises pour faire une chose. Inhabile à tester.

  3. Qui n'est pas habile.

    Riches, pour tout mérite, en babil importun, Inhabiles à tout, vides de sens commun — Molière (1622-1673)

    Mais pour moi de Paris citoyen inhabile — Boileau (1636-1711)

Étymologie : Lat. inhabilis, de in.... 1, et habilis, propre à, commode.

Historique : XIVe s. Inhabile à bonnes œuvres exercer XVe s. Elle [la femme illégitime] degette les foulez, Et n'a cure des affolez, Sains les prant, et rent inhabiles Il doit estre desenterré.... et tous ses biens acquis au prince, et ses enfans declarés inhabiles à toute succession XVIe s. Ilz sont declarez inhabiles de jamais tenir office

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

adj. des deux genres

  1. Qui manque d’habileté. Un apprenti inhabile.

  2. Il signifie, en termes de Jurisprudence, Qui n’a pas la capacité légale pour faire un acte. être inhabile à contracter, à tester. Un mineur est inhabile à gérer son bien, à disposer de sa fortune.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • inhabiles — pluriel — /inabilə/
  • inhabile — singulier — /inabilə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée inhabile#33988.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.