infiltration
nom, féminin, /ɛ̃filtʁasjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action d'un fluide qui pénètre dans les interstices des substances solides. L'infiltration de l'eau dans les terres. Terme de médecine. Engorgement mou, formé par la présence d'un liquide épanché dans les tissus, entre leurs éléments anatomiques qu'il tient écartés. L'infiltration de la sérosité dans le tissu cellulaire.
Ces marbres sont diversement colorés par les terres métalliques que les eaux pluviales introduisent dans les couches par infiltration, après les avoir détachées des autres couches supérieures — Buffon (1707-1788)
Ainsi fut détruite, vraiment détruite en Gaule la société romaine, non comme un vallon est ravagé par un torrent, mais comme le corps le plus solide est désorganisé par l'infiltration d'une substance étrangère — GUIZOT
Étymologie : Infiltrer.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Action de s’infiltrer. L’infiltration de l’eau dans le bois.
En termes de Médecine, il désigne la Pénétration progressive d’un liquide dans un tissu quelconque. Infiltrations de sérosités, de bile, de sang, d’urine. Hydropisie par infiltration. Fig., L’infiltration des mauvaises doctrines.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- infiltrations — pluriel — /ɛ̃filtʁasjɔ̃/
- infiltration — singulier — /ɛ̃filtʁasjɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée infiltration#33852.