ineptie
nom, féminin, /inɛpsi/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Caractère, actes d'un homme inepte. L'ineptie, les gens ineptes. Il se dit aussi des choses. L'ineptie d'une pareille conduite.
L'on était alors persuadé de cette maxime, que ce qui est dans les grands splendeur, somptuosité, magnificence, est dissipation, folie, ineptie dans le particulier — La Bruyère (1645-1696)
Le plus grand malheur d'un homme de lettres.... c'est d'être jugé par des sots ; les sots vont loin quelquefois, surtout quand le fanatisme se joint à l'ineptie, et à l'ineptie l'esprit de vengeance — Voltaire (1694-1778)
Action, idée, parole absurde, impertinente. Ce projet est une ineptie.
Plus de charité quand l'esprit de parti domine ; les pauvres moururent en foule ; on n'y pensait pas ; et les vivants se déchiraient pour des inepties — Voltaire (1694-1778)
Tant il est vrai que toute chose dont on a beaucoup parlé a fait dire beaucoup d'inepties — Buffon (1707-1788)
Étymologie : Lat. ineptia, de ineptus, inepte.
Historique : XVIe s. Une singuliere ineptie de nostre siecle
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Caractère de ce qui est inepte. Cet homme est d’une rare ineptie. Par extension, Il a dit une véritable ineptie. Ce projet est une pure ineptie. Ce livre est plein d’inepties.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- inepties — pluriel — /inɛpsi/
- ineptie — singulier — /inɛpsi/
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