indécence
nom, féminin, /ɛ̃dɛsɑ̃sə/ ou /ɛ̃desɑ̃sə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Vice de ce qui est contraire à la décence, à l'honnêteté, aux bienséances.
En quelque indécence que l'impiété ou le hasard mette le voile corruptible sous lequel il [le Verbe] se cache — Fénelon (1651-1715)
L'abbé de Polignac s'était brouillé avec la reine de Pologne jusqu'aux éclats et à l'indécence — Saint-Simon (1675-1755)
Action, propos indécent. Chose obscène. Cette pièce est remplie d'indécences.
Le sexe s'avilissant par des indécences dont les siècles de nos pères auraient rougi — Massillon (1663-1742)
Les indécences honteuses des enfants d'Héli qui avaient durant si longtemps profané sa maison [de Dieu] — Massillon (1663-1742)
Étymologie : Lat. indecentia, de indecens, indécent.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Caractère de ce qui est indécent. Il y a de l’indécence dans sa tenue, dans ses propos.
Il se dit également d’une Action, d’un propos indécent. Dire, commettre une indécence, une grossière indécence. Faire des indécences. Dire des indécences. Il y a beaucoup d’indécences dans cet ouvrage. Il est plein d’indécences.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- indécences — pluriel — /ɛ̃desɑ̃sə/ ou /ɛ̃dɛsɑ̃sə/
- indécence — singulier — /ɛ̃desɑ̃sə/ ou /ɛ̃dɛsɑ̃sə/
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