incube
nom, masculin, /ɛ̃kybə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Espèce de démon qu'on croyait prendre un corps pour jouir des plaisirs de l'amour avec une femme endormie ou transportée au sabbat ; il est opposé à succube. Robert le Diable, selon la tradition suivie par Scribe, était fils d'un incube et de la femme d'un duc de Normandie.
Y a-t-il eu des incubes et des succubes ? tous nos savants jurisconsultes démonographes admettaient également les uns et les autres — Voltaire (1694-1778)
Étymologie : Lat. incubus, cauchemar, de in.... 2, et cubare, être couché.
Historique : XVIe s. Incubes, ce sont demons qui se transforment en guise d'hommes, et ont copulation avec les femmes sorcieres Les medecins tiennent que incubus est un mal où la personne pense estre opprimée et suffoquée de quelque pesante charge sur son corps. et vient principalement la nuit : le vulgaire dit que c'est une vieille qui charge et comprime le corps, le vulgaire l'appelle chauche-poulet
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Sorte de démon qui, suivant une opinion populaire, prend la forme d’un homme pour avoir commerce avec une femme pendant son sommeil. Il est opposé à SUCCUBE.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- incubes — pluriel — /ɛ̃kybə/
- incube — singulier — /ɛ̃kybə/
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