inconséquence
nom, féminin, /ɛ̃kɔ̃sekɑ̃sə/ ou /ɛ̃kɔ̃sɛkɑ̃sə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Défaut de conséquence. Il y a de l'inconséquence dans ses discours, dans ses procédés. Inconséquence dans le style, défaut de suite dans les idées ou dans les mots.
Tout peut se soutenir, excepté l'inconséquence — Mirabeau (1749-1791)
Choses que l'on fait, que l'on dit par inconséquence.
Je ne vois dans la conduite du régent que les inconséquences apparentes de tous les caractères faibles qui ne résistent à rien, accordent tout, en rougissent intérieurement, et ne se déclarent qu'à la dernière extrémité — Charles Pinot Duclos (1704-1772)
Manque de réflexion qui compromet. Actes de légèreté, en parlant de la conduite d'une femme. Elle n'a à se reprocher que des inconséquences.
Je me tais donc par prudence, Et n'offre que quelques fleurs ; Grand Dieu ! quelle inconséquence ! Mon bouquet a trois couleurs [ce qui était séditieux sous la Restauration] — Béranger (1780-1857)
Étymologie : Lat. inconsequentia, de inconsequens, inconséquent.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Défaut de conséquence dans les idées, dans les discours, dans les actions. Il y a de l’inconséquence dans ses paroles, dans ses procédés. Il a fait cela par inconséquence. C’est de l’inconséquence.
Il se dit aussi des Choses que l’on fait, que l’on dit d’une manière irréfléchie. Sa conduite est pleine d’inconséquences. Il a fait, il a dit mille inconséquences. C’est une inconséquence.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- inconséquences — pluriel — /ɛ̃kɔ̃sekɑ̃sə/ ou /ɛ̃kɔ̃sɛkɑ̃sə/
- inconséquence — singulier — /ɛ̃kɔ̃sekɑ̃sə/ ou /ɛ̃kɔ̃sɛkɑ̃sə/
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