incendié · incendie

incendié

adjectif

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. Mis en feu. Maison incendiée. Par extension.

    La zone incendiée [la zone dévastée par l'incendie] a pris une autre route, on peut même dire qu'elle a une double direction en partant d'Antibes — Buffon (1707-1788)

  2. Dont la maison, les propriétés ont été incendiées. Les habitants incendiés. Substantivement. On fit une quête pour les incendiés.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • incendiées — pluriel féminin
  • incendiés — pluriel masculin
  • incendiée — singulier féminin
  • incendié — singulier masculin

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée incendié#102410.

incendie

nom, masculin, /ɛ̃sɑ̃di/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Feu très grand, très étendu, surtout celui qui consume des édifices, des forêts, un vaste amas de matières. Incendie spontané, feu qui s'allume spontanément, c'est-à-dire par la réaction chimique des substances, dans certaines matières, par exemple le blé mis humide en tas, le café moulu, le tabac en tonneaux, le bois pourri, etc. Par extension. Le feu d'un volcan. Incendie se dit aussi des dévastations par le feu que fait une troupe de guerre.

    Les grands incendies des forêts produisent une quantité considérable de matière ferrugineuse et magnétique — Buffon (1707-1788)

    Vous trouverez dans la lettre 91e [de Sénèque] le récit de l'incendie de Lyon avec des réflexions sur ce terrible événement — Diderot (1713-1784)

  2. Fig. Troubles excités par les factions ; explosion de grandes guerres.

    La mort de Grégoire VII n'éteignit point l'incendie qu'il avait allumé — Voltaire (1694-1778)

    Ta main hardie Va de Rome et du monde allumer l'incendie — Voltaire (1694-1778)

  3. Terme d'alchimie. Se dit du grand feu du fourneau. Il ne faut qu'une étincelle pour allumer un grand incendie, c'est-à-dire une petite cause peut produire de grands effets.

Étymologie : Provenç. encendi ; catal. incendi ; espagn. et ital. incendio ; du lat. incendium, de incendere, brûler, de in, en, et cendĕre, qui tient à candere, être blanc, brillant, très chaud, comme jacĕre tient à jacēre, avec changement d'a en e par suite de la composition, comme dans a-scendere, de scandere.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Embrasement d’un édifice, d’une maison, d’une forêt, etc., causé par le hasard ou la malveillance. L’incendie d’une maison, d’un temple, d’une ville. L’incendie d’une forêt. L’incendie a tout dévoré. On ignore la cause de cet incendie. L’auteur d’un incendie. Cet édifice fut la proie d’un incendie. éteindre, apaiser, arrêter l’incendie.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • incendies — pluriel — /ɛ̃sɑ̃di/
  • incendie — singulier — /ɛ̃sɑ̃di/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée incendie#33259.

incendié

nom, masculin

Voir aussi : forme féminine incendiée

Grammaire et formes (2)
  • incendiés — pluriel
  • incendié — singulier

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée incendié#142594.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.