inadvertance

inadvertance

nom, féminin, /inadvɛʁtɑ̃sə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Défaut de celui qui ne prend pas garde.

    C'est une cruauté de prendre avantage de l'inadvertance ou peu de soin d'autrui — Olivier Patru (1604-1681)

    Tout le monde sait à Marseille par quelle inadvertance la peste fut apportée du Levant, et on s'en préserve — Voltaire (1694-1778)

  2. Action, faute que l'on fait par inadvertance. Négligence dans le style.

    Quand l'aigle sut l'inadvertance — La Fontaine (1621-1695)

    Il était sujet aux distractions et aux inadvertances — Antoine Hamilton (1646-1720)

Étymologie : Inadvertant.

Historique : XIVe s. Ceux qui en lour parler dient par inavertance aucune chose dont il ne se prenoient garde XVe s. Les premiers jours, ces bons contes se dyent en l'oreille et bas, et après par inadvertance s'en parle on disant XVIe s. Tel accident le plus souvent vient de l'imperitie ou inadvertance du chirurgien

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Défaut d’attention à quelque chose. Il a fait cela par pure inadvertance. C’est une inadvertance. Pardonnez- lui ses inadvertances. Commettre des inadvertances.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • inadvertances — pluriel — /inadvɛʁtɑ̃sə/
  • inadvertance — singulier — /inadvɛʁtɑ̃sə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée inadvertance#33149.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.