impudence

impudence

nom, féminin, /ɛ̃pydɑ̃sə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Manque de ce qui fait la bonne honte.

    Ton impudence, Téméraire vieillard, aura sa récompense — Pierre Corneille (1606-1684)

    Du nom de fierté noble on orna l'impudence, Et la fourbe passa pour exquise prudence — Boileau (1636-1711)

  2. Action ou paroles impudentes. Il mérite d'être châtié pour ses impudences.

    .... mais voyez l'impudence ! Qui, moi, j'épouserais un homme sans naissance ! — Destouches (1680-1754)

Étymologie : Lat. impudentia, de impudens, impudent.

Historique : XVIe s. Qu'elles [nos femmes] apprennent l'impudence, au moins d'une aultre main

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Manque de pudeur, effronterie. Cela est de la dernière impudence. Il a l’impudence de soutenir une chose qu’il sait être fausse. Il a eu l’impudence de nier sa signature. Quelle impudence!

  2. Il signifie, par extension, Action et parole impudentes. Il mérite d’être châtié pour ses impudences.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • impudences — pluriel — /ɛ̃pydɑ̃sə/
  • impudence — singulier — /ɛ̃pydɑ̃sə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée impudence#33051.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.