impropre
adjectif, /ɛ̃pʁɔpʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
adj.
Qui ne convient pas, en parlant du langage. Diphthongues impropres, diphthongues qui ne sont pas réellement des diphthongues. Ou est diphthongue impropre, n'étant diphthongue que pour l'œil et ne faisant entendre le son que d'une voyelle.
En vain vous me frappez d'un son mélodieux, Si le terme est impropre ou le tour vicieux — Boileau (1636-1711)
Qui n'est pas propre à. Cet homme est impropre à l'emploi qu'on lui propose. Esprit impropre aux affaires. Cette eau est impropre à la cuisson des légumes.
Tandis que la lune et Mars sont gelés depuis longtemps, et par conséquent impropres depuis ce même temps à l'existence des êtres organisés — Buffon (1707-1788)
Étymologie : Provenç. impropri ; espagn. impropio ; ital. improprio ; du lat. improprius, de in négatif, et proprius, propre.
Historique : XVIe s. Cette façon de parler n'est pas impropre Une maigre invention, une impropre locution
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj. des deux genres
Qui n’est pas propre à. Un jeune homme impropre au service militaire.
Il signifie aussi Qui ne convient pas, qui n’est pas juste, exact. Il ne se dit guère qu’en parlant du Langage. Ce terme est impropre. Il s’est servi d’un mot impropre, d’une expression impropre.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- impropres — pluriel — /ɛ̃pʁɔpʁə/
- impropre — singulier — /ɛ̃pʁɔpʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée impropre#33010.