imprenable

imprenable

adjectif, /ɛ̃pʁənablə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

adj.

  1. Qui ne peut être pris. Par extension, très difficile à prendre. Il ne se dit guère qu'en parlant de villes et de places de guerre.

    Il semblait que les plus méchantes villes devenaient imprenables dès que nous les attaquions — Voiture (1597-1648)

    Nulle ville ne paraissait imprenable à ce prince [Philippe de Macédoine], pourvu qu'il y pût faire monter un mulet chargé d'or — Rollin (1661-1741)

  2. Qu'on ne peut prendre, dont on ne peut faire usage sans en éprouver quelque gêne.

    Le tabac du Brésil serait imprenable à raison de son acreté, si on ne le tempérait par une décoction d'autre tabac et de copal ; de cette manière on le rend prenable — Benjamin Legoarant (1792-1863)

Étymologie : Im..., et prenable ; provenç. emprenable, imprenable.

Historique : XVe s. Il sentoit son chastel fort et imprenable XVIe s. Vous avez prins Calais, deux cens ans imprenable Le pape fut pris dans la forteresse de Sainct-Ange, imprenable pretendue

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

adj. des deux genres

  1. Qui ne peut être pris. Il ne se dit qu’en parlant de Villes et de places de guerre. Ce fort avait toujours passé pour imprenable.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • imprenables — pluriel — /ɛ̃pʁənablə/
  • imprenable — singulier — /ɛ̃pʁənablə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée imprenable#32969.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.