impertinemment
adverbe, /ɛ̃pɛʁtinamɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
adv.
Mal à propos, d'une manière sotte, extravagante.
Je ne m'arrête pas à réfuter les lieux où vous me faites parler impertinemment, parce qu'il me suffit d'avoir une fois averti le lecteur que vous ne gardez pas toute la fidélité qui est due au rapport des paroles d'autrui — Descartes (1596-1650)
Une machine [de théâtre] impertinemment faite et impertinemment conduite — L'ABBÉ D'AUBIGNAC
Avec impertinence. Il a répondu impertinemment.
Le sanglier mal morigéné s'est impertinemment détourné contre nous — Molière (1622-1673)
Vous donnez sottement vos qualités aux autres. - Fort impertinemment vous me jetez les vôtres — Molière (1622-1673)
Étymologie : Impertinent, et le suffixe ment.
Historique : XVIe s. Nous ne sommes pas excusables de conduire la chasse mal et impertinemment ; de faillir à la prinse [prise], c'est aultre chose Les autres le blasment comme acte d'ambition fait impertinemment hors de propos et de saison
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adv.
D’une manière impertinente. Il lui répondit impertinemment. Il se conduisit fort impertinemment envers son chef. Il en usa fort impertinemment avec moi.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- impertinemment — forme de base — /ɛ̃pɛʁtinamɑ̃/
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