impeccable
adjectif, /ɛ̃pɛkablə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
adj.
Terme de théologie. Incapable de pécher.
En qualité de médiateur, il [Jésus-Christ] devait, quoique exempt de péché et quoique impeccable même, tenir une espèce de milieu entre l'innocence et le péché — Bourdaloue (1632-1704)
Dans le langage général. Qui ne peut faillir.
En faisant l'Église infaillible, nous ne faisons pas pour cela les peuples et les chrétiens particuliers impeccables — Bossuet (1627-1704)
Les supérieurs ne sont point impeccables, non plus que les inférieurs — Bourdaloue (1632-1704)
Étymologie : Lat. impeccabilis, de in négatif, et peccare, pécher.
Historique : XVIe s. C'est bien l'extremité et comble de la folie, de se vouloir rendre de soi-meme impeccable et chercher si fort les occasions du peché
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj. des deux genres
T. de Théologie — Qui est incapable de pécher. Il n’y a que Dieu qui soit impeccable par nature. La Vierge n’a pu être impeccable que par grâce. Il n’y a point d’homme impeccable.
Il signifie aussi, dans le langage ordinaire, Qui est incapable de faillir. J’ai pu faire une faute, faillir, je ne suis pas impeccable.
Par extension, il signifie Qui est absolument régulier, correct. Sa conduite fut impeccable. Tenue impeccable. Toilette impeccable.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (3)
- impeccables — pluriel — /ɛ̃pɛkablə/
- impecc — singulier
- impeccable — singulier — /ɛ̃pɛkablə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée impeccable#32859.