hyperbate
nom, féminin, /ipɛʁbatə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Figure de grammaire. Inversion. Particulièrement. Figure qui consiste à intervertir, à renverser brusquement l'ordre naturel du discours pour exprimer une violente affection de l'âme.
L'hyperbate est un tour particulier qu'on donne à une période, et qui consiste principalement à faire précéder une proposition par une autre qui, dans l'ordre naturel, aurait dû la suivre ; par exemple, dans ces vers de Racine : Que, malgré la pitié dont je me sens saisir, Dans le sang d'un enfant je me baigne à loisir (Andr. I, 2) — Charles Pinot Duclos (1704-1772)
Étymologie : Ὑπέρϐατον, de ὑπὲρ, au delà, et βαίνειν, aller.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
T. de Rhétorique — Figure de style qui consiste à intervertir, à renverser l’ordre naturel du discours.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- hyperbates — pluriel — /ipɛʁbatə/
- hyperbate — singulier — /ipɛʁbatə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée hyperbate#32042.