hurlement
nom, masculin, /yʁləmɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Le cri prolongé que fait le loup et que le chien fait quelquefois aussi.
Les dogues gémissants, en hurlements funèbres, Appellent-ils leur maître errant dans les ténèbres ? — Ducis (1733-1816)
Par extension. Le hurlement de l'ours. Par analogie. Cri fort et prolongé. Cris de douleur, de colère.
Sa voix [de l'hoazin, sorte d'oiseau] est très forte ; et c'est moins un cri qu'un hurlement : on dit qu'il prononce son nom, apparemment d'un ton lugubre et effrayant — Buffon (1707-1788)
Allez donc de ce pas par de saints hurlements Vous-mêmes appeler les chanoines dormants — Boileau (1636-1711)
Étymologie : Hurler ; Berry, ioûlement ; provenç. udolament. On a dit aussi hullée, hurlée.
Historique : XIIe s. Morz est li dux, e teinz e pale Del sang qui del cors li devale ; Od brais, od cris, od uslemenz L'en unt aporté à ses genz XVIe s. Tant fut dur le chapplys [le combat], qu'on oyoit par dehors Les hurlemens et cris des miserables corps ....Et des sommets mainte nymphe estonnée Par hullemens a chanté l'hymenée Je n'entendy que les voix très hydeuses, Et hurlemens de bestes dangereuses
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Action de hurler. On entendait toute la nuit le hurlement des loups. Le hurlement des chiens. Elle fit des hurlements lorsqu’on lui apprit la mort de son fils. Il poussait des hurlements de rage.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- hurlements — pluriel — /yʁləmɑ̃/
- hurlement — singulier — /yʁləmɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée hurlement#31879.