hune
nom, féminin, /ynə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Plateforme établie horizontalement au sommet d'un mât qui la traverse, et qui sert principalement à soutenir les hommes chargés des manœuvres hautes. Grand'hune, hune du grand mât. Mâts de hune, les mâts qui surmontent immédiatement les bas mâts.
Grosse pièce de bois terminée par deux tourillons, et à laquelle une cloche est suspendue.
Étymologie : Esp. huna ; de l'island. hun, tête du mât.
Historique : XIIIe s. Nus cordier ne puet ne ne doit faire chaable de quelque maniere qu'il soit, ne hunes, c'est à savoir cordes par lesqueles les vallés et li cheval traient les nefs contre-mont les iaues... XVe s. Fit [le comte Rouge] au lez du grant enseigne du roy [Philippe de Valois], qui en cilz navire estoit en la poincte du mast exlevez dessus la hune, seoir et mectre ses baniere, pannon et estandart, Chron. du comte Rouge Une neuf [nef] à quoquilles de perles.... avecques la couverture faite en maniere d'une hune garnye de perles XVIe s. Là [sur le môle à Gênes] vit [Louis XII] les matelots monte…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
T. de Marine — Sorte de plate-forme élevée qui est en saillie autour des mâts et qui sert à soutenir les hommes chargés des manoeuvres hautes. Les hunes d’un navire. Monter à la hune. Mât de hune. Grande hune. Hune de misaine. Hune d’artimon.
Par extension, en termes d’Arts, il se dit d’une Grosse pièce de bois terminée par deux tourillons et à laquelle une cloche est suspendue.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- hunes — pluriel — /ynə/
- hune — singulier — /ynə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée hune#31870.