hoquet

hoquet

nom, masculin, /ɔkɛ/ ou /okɛ/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Contraction spasmodique du diaphragme, avec secousse brusque, bruit inarticulé tout particulier, et resserrement subit de la glotte. Avoir le hoquet. Le hoquet de la mort, le hoquet qui survient souvent aux mourants. Fig. Par hoquets, à bâtons rompus.

    La vieille, après cette hyperbole, Pour un temps perdit la parole, Et puis, ayant fait un hoquet, Reprit en ces mots son caquet — Scarron (1610-1660)

    Mme de Durfort se meurt d'un hoquet d'une fièvre maligne — Mme de Sévigné (1626-1696)

  2. Fig. Choc, heurt. Par extension, empêchement.

    [Le pot de fer et le pot de terre] L'un contre l'autre jetés Au moindre hoquet qu'ils trouvent — La Fontaine (1621-1695)

    M. de Retz se disposa à se faire recevoir au parlement ; il y trouva un hoquet auquel il n'avait pas lieu de s'attendre ; son habit fut contesté par les magistrats — Saint-Simon (1675-1755)

  3. Terme de la musique du moyen âge.

    Phrase harmonique dans laquelle une ou plusieurs parties étaient entrecoupées ou interrompues par des silences — COUSSEMAKER

Étymologie : Wallon, hikéte ; génev. loquet (où l'article le s'est confondu avec le mot, faute d'aspirer l'h) ; sanscrit, hikk, avoir le hoquet ou soupirer, en latin singultire. D'après Diez, c'est une onomatopée ; bas-breton, hok, hik ; angl. hickup. En ce cas, il faut penser que hoquet signifiant coup, difficulté, chicane, et, dans la Fontaine, choc, a pris ces sens métaphoriques, parce que le hoquet lui-même est un coup ou choc que le corps éprouve très sensiblement.

Historique : XIVe s. Les uns vont chantant le motet, Les autres font double hoquet Iceluy Perrinet fist un petit hoquet de sa main au menton du dit Simon Si eux se complaignent de ceux qui se sont entremis des impositions au temps passé ou d'aucuns nos officiers, faites leur sommerement et de plain oster tous houquez [difficultés], fuites et cavillations XVe s. On fait de quatre causes mille, Escriptures de grant argent, Onques ne fut tant de hoquès [obstacles, chicanes] Qu'il y a, et finablement Onques ne vy tant de procès Icellui Caton getta un sien baston à bergier, appellé hoquet, au suppliant

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Mouvement convulsif du diaphragme, qui s’accompagne d’une espèce de son articulé. Avoir le hoquet. Faire passer le hoquet. Faire perdre le hoquet.

  2. Hoquet de la mort, Le hoquet qui survient ordinairement aux mourants.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • hoquets — pluriel — /ɔkɛ/ ou /okɛ/
  • hoquet — singulier — /ɔkɛ/ ou /okɛ/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée hoquet#31671.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.