homme

homme

nom, masculin, /ɔmə/

Définitions

  1. Être humain de sexe masculin ; au sens générique, tout membre de l'espèce humaine.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — relu en interne · méthode.

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (26 sens) — Académie 1935 (58 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Animal raisonnable qui occupe le premier rang parmi les êtres organisés, et qui se distingue des plus élevés d'entre eux par l'étendue de son intelligence et par la faculté d'avoir une histoire, c'est-à-dire la faculté de développer, d'agrandir sa nature grâce à la communication avec les ancêtres et d'augmenter ses richesses intellectuelles et morales (en ce sens, c'est un terme d'espèce qui comprend les deux sexes). Les différentes races d'hommes : l'homme blanc ; l'homme noir ; l'homme jaune ; l'homme rouge. Les hommes du Nord. Les hommes du Midi. Fig. Ce n'est pas un homme, c'est un ange, c'est-à-dire c'est un homme qui a une extrême douceur, une pieuse et touchante résignation. Ce n'est pas un homme, c'est un diable, se dit d'un homme très méchant. Les hommes de couleur, les mulâtres. Il n'y a tête d'homme qui ose entreprendre de faire telle chose, c'est-à-dire il n'est personne qui ose.... On dit dans le même sens : Homme vivant, homme qui vive n'oserait.

    Je ne laisse pas de recevoir une extrême satisfaction du progrès que je pense avoir déjà fait en la recherche de la vérité, et de concevoir de telles espérances pour l'avenir que si, entre les occupations des hommes purement hommes, il y en a quelqu'une qui soit solidement bonne et importante, j'ose croire que c'est celle que j'ai choisie — Descartes (1596-1650)

    Se plaindre de mourir, c'est se plaindre d'être homme ; Chaque jour le détruit, chaque jour le consomme — Rotrou (1609-1650)

  2. Absolument. L'homme, l'être humain en général. L'homme innocent, Adam et Ève avant le péché.

    L'homme faible et léger sans un secours divin — Tristan L'Hermite (1601-1655)

    Crains Dieu et garde ses commandements, car c'est là tout l'homme — Bossuet (1627-1704)

  3. Absolument, au pluriel, les hommes, la société, les rapports des hommes entre eux. Devant Dieu et devant les hommes, formule des déclarations du jury.

    Loin du commerce des affaires et de la société des hommes, ces âmes sans force aussi bien que sans foi qui ne savent pas retenir leur langue indiscrète ! — Bossuet (1627-1704)

    ....Dans le siècle où nous sommes, Il faut fuir dans les bois et renoncer aux hommes — Regnard (1655-1709)

  4. L'être humain considéré dans ce qu'il a de supérieur à la bête. Ce n'est pas être homme, c'est-à-dire c'est être barbare, c'est n'avoir nul sentiment d'humanité.

    Et son salut [de Rome] dépend de la perte d'un homme, Si l'on doit le nom d'homme à qui n'a rien d'humain, à ce tigre altéré de tout le sang romain — Pierre Corneille (1606-1684)

    Un païen nous l'apprend, tout chrétiens que nous sommes : Je n'ai jamais, dit-il, été parmi les hommes Que je n'en sois sorti moins homme et plus brutal — Pierre Corneille (1606-1684)

  5. Dans le style de l'Écriture. Les enfants des hommes, les hommes. Particulièrement, ceux qui vivent dans l'iniquité.

    Qu'est-ce que l'homme, Ô grand Dieu, que vous vous en souvenez ? ou que sont les enfants des hommes, que vous leur faites l'honneur de les visiter ? — Bossuet (1627-1704)

  6. Homme se dit de Jésus-Christ, par allusion au mystère de l'Incarnation. Le Fils de Dieu s'est fait homme. Il est vrai Dieu et vrai homme. L'Homme-Dieu, Jésus-Christ. Le Fils de l'Homme, Jésus-Christ. L'Homme de douleur, Jésus-Christ dans la Passion.

    Sans cette mission de Dieu, et de Jésus-Christ, son Fils unique et l'Homme-Dieu — Bourdaloue (1632-1704)

    Un adorateur Homme-Dieu rend plus de gloire à la divinité, que tous les siècles et tous les peuples idolâtres ne lui en avaient ôté — Massillon (1663-1742)

  7. Terme de dévotion. L'homme intérieur, l'homme spirituel, la partie de l'homme qui appartient à la spiritualité ; l'homme charnel, la partie qui appartient à la chair et aux sens. C'est un homme fort intérieur, c'est un homme très recueilli. Le vieil homme, l'état de l'homme pécheur avant qu'il soit renouvelé par la pénitence et la grâce. Dépouiller le vieil homme, se dépouiller du vieil homme, se défaire des inclinations de la nature corrompue, et, dans le langage familier, renoncer à ses vieilles et à ses mauvaises habitudes. On retrouve toujours le vieil homme, se dit d'un homme qui garde toujours l'empreinte de ce qu'il est au fond. Nouvel homme, ou homme nouveau, le chrétien régénéré par la grâce.

    Sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui — Lemaistre de Sacy (1613-1684)

    Il ne faut pas attendre la liberté et la retraite pour vaincre le vieil homme — Fénelon (1651-1715)

  8. Il se dit par rapport aux sentiments, aux passions, aux infirmités inhérentes à la nature de l'homme. Il entre bien de l'homme dans ce qu'il fait, dans ce qu'il dit, etc. c'est-à-dire il se livre, bien qu'il fasse profession de sagesse ou de piété, à des mouvements de passion ou d'intérêt. Il y a toujours de l'homme, il se mêle toujours de l'homme dans nos actions, c'est-à-dire quelque sage qu'on soit, on montre toujours quelque faiblesse.

    Ce qu'ils [les rois] peuvent n'est rien ; ils sont, comme nous sommes, Véritablement hommes, Et meurent comme nous — Malherbe (1555-1628)

    Ma raison s'est troublée et mon faible a paru ; Mais j'ai dépouillé l'homme, et Dieu m'a secouru — Pierre Corneille (1606-1684)

  9. L'homme, le fonds humain. Il se prend quelquefois adjectivement en ce sens.

    Quand on voit le style naturel, on est tout étonné et ravi ; car on s'attendait de voir un auteur, et on trouve un homme — Pascal (1623-1662)

    L'homme perce dans le philosophe Sénèque ; la philosophie n'anéantit pas l'homme — Diderot (1713-1784)

  10. Un individu de la race humaine. Autant qu'homme du monde, plus qu'homme du monde, autant, plus que qui que ce soit. Un saint homme, un homme dont la vertu et la piété sont exemplaires. Par plaisanterie. C'était un chat vivant comme un dévot ermite, Un chat faisant la chattemite. C'est un homme de Dieu, tout de Dieu, tout en Dieu, homme fort pieux, fort dévot, et qui fait beaucoup de charité, qui s'occupe des pauvres. Familièrement. C'est un homme sans façon, c'est un homme qui ne fait pas de cérémonie, qui est commode à vivre, et aussi c'est un homme qui ne se gêne pas assez avec les autres. Familièrement. C'est un bon cœur d'homme, une bonne pâte d'homme, c'est un homme bon, doux, facile à vivre. C'est une bonne tête d'homme, c'est un homme qui a une bonne tête, de la force d'esprit. On ne sait quel homme vous êtes, on ne connaît pas votre humeur. Un homme tout d'une pièce, un homme qui ne se plie pas aux circonstances. C'est le roi des hommes, se dit d'un homme très bon, très bienfaisant. C'est le dernier des hommes, c'est le plus vil, le plus méprisable de tous les hommes. C'est un pauvre homme, c'est un homme sans capacité. Familièrement. C'est un petit bout d'homme, un plaisant homme, se dit, par mépris, d'un homme sans consistance. Fig. Un homme nouveau, celui qui a fait sa fortune et sa réputation. Fig. C'est toujours le même homme, il n'a pas changé ; et, en un sens contraire, ce n'est plus le même homme, il a changé, il est tout autre. Fig. Un autre homme, se dit pour exprimer qu'en certaines circonstances un homme semble agir sous des impulsions qui ne sont pas siennes.

    Tous les siècles ne sont pas si heureux que celui d'Auguste, et l'homme dont le monde a besoin n'est pas quelquefois encore né — Guez de Balzac (1597-1654)

    Il n'y a point d'hommes si hébétés et si stupides, qu'ils ne soient capables d'arranger ensemble diverses paroles et d'en composer un discours — Descartes (1596-1650)

  11. Plus particulièrement. L'être qui, dans l'espèce humaine, appartient au sexe mâle. L'homme et la femme. Le premier homme, Adam. En homme, en habits d'homme. Un demi-homme, un homme efféminé, qui est presque une femme. Fig.

    Voilà notre pouvoir sur les esprits des hommes — Pierre Corneille (1606-1684)

    Ayez toujours une fille qui travaille dans votre chambre quand vous êtes avec un homme ; défiez-vous des plus sages — Mme de Maintenon (1635-1719)

  12. Celui qui est parvenu à l'âge de virilité. C'est un homme fait. Il se fait homme. C'est un enfant, mais quand il se fera homme.... N'être pas homme, être impuissant, être incapable d'engendrer. Absolument et fig. Homme, homme de cœur, de fermeté. Se montrer homme. Par mépris. Ce n'est pas un homme, c'est un être faible, sans fermeté.

    Je veux que l'on soit homme, et qu'en toute rencontre Le fond de notre cœur dans nos discours se montre — Molière (1622-1673)

    Et l'esclave d'un roi va voir enfin des hommes — Voltaire (1694-1778)

  13. Populairement Mari. J'irai avec mon homme souper chez vous.

    Mon Dieu, la charmante fille, que je l'aimerai quand je serai son homme ! la seule pensée m'en fait mourir d'aise — Marivaux (1688-1763)

  14. Homme soumis au commandement d'un autre, et, particulièrement, soldat, ouvrier. Le capitaine rassembla ses hommes. Cet entrepreneur donne tant à ses hommes par jour. Une armée de cent mille hommes. Envoyez-moi un de vos hommes. Hommes de recrue, soldats de nouvelle levée. Remplaçant militaire. Marchand d'hommes, celui qui se chargeait de fournir des remplaçants. Terme de marine. Un homme à la mer ! cri que l'on fait entendre quand un homme tombe à la mer.

    Simon Gabelin, ne voulant point aller à l'armée, a vendu tout son bien pour acheter un homme, et se fait remplacer — Paul-Louis Courier (1772-1825)

  15. En jurisprudence féodale, vassal. Homme lige. Homme et femme de corps, gens de condition servile et mainmortable. Homme de foi, vassal qui tenait un fief. Homme de froment, celui qui payait ses redevances en froment. Homme de justice, vassal soumis à la juridiction du seigneur. Homme de poursuite, celui que le seigneur avait le droit de poursuivre et de réclamer partout. Homme sans moyen, celui qui relevait immédiatement du roi. Homme vivant, mourant et confiscant, homme que les corps mainmortables présentaient au seigneur dominant pour les représenter dans leur propriété, afin que cette propriété ne tombât pas à l'état de mainmorte ; ce qui aurait fait perdre au seigneur les droits de relief, etc. Autrefois, homme du roi, celui qui avait quelque commission du roi soit au dedans du royaume, soit au dehors. L'homme du roi auprès des états du Languedoc. Aujourd'hui et par extension du langage féodal. Il est l'homme d'un tel, c'est-à-dire il est présenté, commis, rétribué par lui.

  16. Un grand homme, un homme distingué par des qualités éminentes. Voltaire a dit grand homme, en parlant de la reine Élisabeth d'Angleterre : Bon homme, voy. BON, aux nos 13 et 14, et à la synonymie, voy. aussi BONHOMME. Par familiarité ou par hauteur. On dit parfois bonhomme en parlant à un homme du peuple ou de la campagne, quel que soit son âge. Aller son petit bonhomme de chemin, voy. CHEMIN, n° 1. Brave homme, voy. BRAVE aux nos 1 et 2, et aux remarques. Un honnête homme, voy. HONNÊTE.

    Admirons cependant le destin des grands hommes ; Plaignons-les et par eux jugeons ce que nous sommes — Pierre Corneille (1606-1684)

    C'est prolonger la vie des grands hommes que de poursuivre dignement leurs entreprises — Fontenelle (1657-1757)

  17. Homme suivi de la préposition de sans article sert à marquer la profession, l'état, la qualité. Homme d'épée, d'Église, de robe, de lettres, de génie, de goût, etc. Homme de qualité, homme qui appartient à la noblesse. Familièrement. Cela sent son homme de qualité, cela marque un homme de qualité, en est digne. Homme d'État, homme qui régit les affaires publiques. Homme d'ordre, de progrès, d'avenir, d'action, homme qui est attaché à l'ordre, qui favorise le progrès, qui a de l'avenir et donne des espérances, qui est propre à agir. Homme de bien, homme qui obéit à toutes les lois de la morale. Familièrement. Homme de bien, se dit quand on adresse la parole à quelqu'un qu'on ne connaît pas. Homme de confiance, homme en qui on a pleine confiance. Homme d'honneur, homme qui se comporte en tout suivant les lois de l'honneur. D'homme d'honneur, en homme d'honneur, se dit pour affirmer quelque chose. Homme d'importance, homme qui jouit de crédit, d'influence, de richesse, de pouvoir. Homme de loi, un avocat, un avoué. Autrefois, homme d'affaires, homme employé dans les affaires de finance et particulièrement dans les fermes du roi. Aujourd'hui, homme d'affaires, agent d'affaires, et aussi homme qui a soin des affaires d'une grande maison. Fig. et familièrement. Homme de paille, homme sans consistance, sans fortune, qui ne présente aucune garantie ; et, par extension, celui qui, prêtant son nom dans une affaire, mais ne possédant rien, n'offre aucune garantie à ceux qui ont sa signature. Autrefois, homme de chambre, domestique employé au service de la chambre. On dit aujourd'hui valet de chambre. Homme de guerre, militaire. Un grand homme de guerre, un général qui a remporté d'éclatants succès. Homme de mer, homme qu'une pratique longue et intelligente a familiarisé avec les choses de la mer. Homme de mer signifie aussi simplement matelot. Homme de pied, soldat d'infanterie. Homme de cheval, soldat de cavalerie. C'est un bon homme de cheval, un bel homme de cheval, il manie bien un cheval, il a bonne grâce à cheval. Anciennement, homme d'armes, cavalier armé de toutes pièces. Homme de peine, homme employé aux gros travaux fatigants, à porter des fardeaux, à balayer, etc. Homme de sac et de corde, un mauvais garnement. Homme de Dieu, prophète, homme inspiré de Dieu. Terme mystique. Homme de péché, pécheur.

    Don Rodrigue surtout n'a trait en son visage Qui d'un homme de cœur ne soit la haute image — Pierre Corneille (1606-1684)

    Je l'avais bien prévu que pour un tel ouvrage Cinna saurait choisir des hommes de courage — Pierre Corneille (1606-1684)

  18. Homme de, avec l'article défini. Celui qui appartient à, qui est propre à. Homme du vieux temps, du temps passé, homme qui conserve les mœurs, les manières antiques. Homme du jour, homme à la mode. Homme du monde, homme qui vit dans le grand monde. Homme du monde, se dit aussi par opposition aux savants, aux artistes, etc. Le savant et l'homme du monde.

    Il n'est roi que pour être l'homme des peuples — Fénelon (1651-1715)

    Le garde-champêtre est l'homme du maire, comme le maire est l'homme du préfet — Paul-Louis Courier (1772-1825)

  19. Homme qui, homme capable de, susceptible de.

    Il ne fuyait qu'en homme Qui savait ménager la fortune de Rome — Pierre Corneille (1606-1684)

    Vous êtes homme qui savez les maximes du point d'honneur — Molière (1622-1673)

  20. Homme à, suivi d'un infinitif, capable, qui peut faire quelque chose soit en bien soit en mal. Il est homme à tout tenter. Il n'est pas homme à endurer un affront. Il est homme à s'en venger. Suivi d'un substantif, il signifie celui qui accepte, qui s'accommode à. N'être homme à cela près, ne pas attacher d'importance à une chose qui en blesserait un autre. Familièrement. C'est un homme à tout, c'est un homme propre à différents genres de besognes, de services. Ce domestique est fort intelligent, c'est un homme à tout. Homme à, exprimant de quoi un homme est digne soit en bien soit en mal ; dans cet emploi au lieu de dire : il est homme à, on dit d'ordinaire : c'est un homme à. C'est un homme à noyer, à pendre, à ménager, à employer. Un homme à nasardes, à étrivières.

    Aldobrandin était homme à présents — La Fontaine (1621-1695)

    ...Neherbal n'était homme à cela près... — La Fontaine (1621-1695)

Étymologie : Berry, houme ; provenç. hom, home, om ; catal. home ; espagn. hombre ; portug. homem ; ital. uomo ; du lat. hominem. Dans l'ancien français, au nominatif hom ou, moins correctement, homs, au régime home ; au pluriel nominatif, li home, régime les homes. C'est du nominatif singulier hom que dérive notre nom indéfini l'on, on. Palsgrave, p. 7, au XVIe siècle, dit qu'on prononce honme, c'est-à-dire hon-m'. Sur l'origine de homo il n'y a que des conjectures : Bopp indique le sanscrit bhūman, créature, de bhū, être, mais on aurait eu en latin fumon ; d'autres indiquent humus, la terre, homo signifi

Historique : XIe s. Hom [je] sui Rolant [je suis homme de Roland], je ne lui dei faillir XIIe s. Jamais par home ne fut tex [telle bataille] esgardée [vue] Et li viel home et li jeune mesquin [garçons] Nus [nul] homs de char n'i oïst Deu tonnant Membrer vous doit que laide cruauté Fait qui ocist son lige homme demaine Grant peché fait qui son homme veut prendre Par beau semblant monstrer, tant que bien tient Dont [pour cela] [ils] firent la bataille sur deus homes jugier [remettre la bataille à deux champions] Ne remest [reste] à semondre chevaliers ne frans hom À prendre lui convient [il faut] vie d'omme …

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Animal raisonnable, être formé d’un corps et d’une âme. Dans ce sens, il se dit en parlant de l’un et de l’autre sexe, et on l’emploie souvent au singulier pour désigner l’Espèce humaine en général. Dieu créa l’homme à son image. Le corps de l’homme. Les diverses races d’hommes. Tous les hommes sont égaux devant Dieu. Tous les hommes sont sujets à la mort. Tous les hommes ont été rachetés par JÉSUS-CHRIST. Les hommes du Nord. Les hommes du Midi. Les hommes de notre siècle. On le dit souvent de JÉSUS-CHRIST, par allusion au mystère de l’Incarnation. Le Fils de Dieu s’est fait homme. Il s’appelle lui-même, dans l’évangile, le Fils de l’homme. Il est aussi appelé l’Homme de douleur. Il est vrai Dieu et vrai homme. Il est Homme-Dieu.

  2. Les hommes de couleur, Les mulâtres, les hommes provenant du mélange de la race blanche et de la race noire.

  3. Prov., L’homme propose et Dieu dispose. Voyez

  4. PROPOSER.

  5. Dans le style de l’écriture, Les enfants des hommes. Voyez

  6. ENFANT.

  7. Dans le style mystique, Dépouiller le vieil homme, se dépouiller du vieil homme. Voyez

  8. DÉPOUILLER.

  9. Il se dit souvent par rapport aux sentiments, aux passions, aux vicissitudes, aux Infirmités qui sont communes à tous les hommes, inhérentes à leur nature. Avoir un coeur d’homme. Au milieu des grandeurs, il n’a point oublié qu’il est homme. Il est homme et doit craindre les retours de la fortune. Dans cet écrivain on trouve rarement l’auteur et toujours l’homme.

  10. Fig., Il y a toujours de l’homme, il se mêle toujours de l’homme dans nos actions, etc., Quelque sage qu’on soit, on montre toujours quelque faiblesse. On dit dans le même sens Il entre bien de l’homme dans ce qu’il fait, dans ce qu’il dit, etc.

  11. Il se dit spécialement du Sexe masculin. Dieu a créé l’homme et la femme. Le premier homme. Il y avait autant d’hommes que de femmes. Elle fut séduite par cet homme. Elle ne veut épouser que l’homme de son choix. Les hommes qui composent une troupe, un régiment, etc. Faire manoeuvrer, exercer des hommes. Une armée forte de cent mille hommes. Il y eut trois mille hommes de tués. Les hommes qui composent l’équipage d’un bâtiment. Jeune homme. Homme marié. Homme veuf. Homme d’âge. Vieil homme. Homme vieux. Méchant homme. Honnête homme. Digne homme. Homme brave. Homme sans foi, sans honneur, sans probité. Homme laborieux, entreprenant.

  12. Fam., C’est un homme sans façon, se dit d’un Homme aisé à vivre; et aussi d’un Homme qui se gêne peu avec les autres et qui les met à l’aise.

  13. En termes de Spiritualité chrétienne, C’est un homme fort intérieur, Très recueilli. On dit aussi L’homme intérieur, pour l’Homme spirituel, par opposition à l’Homme charnel. C’est un saint homme, se dit d’un Homme fort pieux et d’une vertu exemplaire.

  14. Fam., C’est un pauvre homme, un petit bout d’homme, un plaisant homme. Termes de raillerie et de mépris.

  15. C’est un bon coeur d’homme, une bonne tête d’homme, une bonne pâte d’homme, la crème des hommes, Façons de parler familières dont on se sert pour louer quelqu’un de la bonté de son coeur, de la force de son esprit, de la facilité de son humeur.

  16. Bon homme a deux sens fort différents. Dans l’un, il se dit, par éloge, d’un Homme plein de droiture, de candeur, d’affection. Dans l’autre sens, il se dit, par dérision, d’un Homme simple, peu avisé, qui se laisse dominer et tromper; et alors on réunit ordinairement les deux mots. Voyez

  17. BONHOMME et BON , adjectif.

  18. Fam., Brave homme se dit d’un Honnête homme, d’un homme bon, obligeant. C’est un brave homme. Vous êtes un brave homme d’être venu ici.

  19. Ce n’est pas être homme, C’est être barbare, c’est n’avoir nul sentiment d’humanité.

  20. On ne sait quel homme il est, On ne connaît pas son humeur.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • hommes — pluriel — /ɔmə/
  • homme — singulier — /ɔmə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée homme#31592.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.