hommagé
adjectif, /ɔmaʒe/ ou /omaʒe/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
adj.
Terme de féodalité. Tenu en hommage.
Historique : XVIe s. En lui faisant justice il hommagera sous vostre majesté sa vie, ses biens, et les personnes qui lui sont acquises ; mais son honneur, sire, il ne l'asservira ni à vous, ni à prince vivant, tant qu'il aura un pied d'espée dans le poin Tous les nobles de son royaume, ayants terres et seigneuries fieffées et hommaigées
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj.
T. de Jurisprudence féodale — Qui est tenu en hommage. Terre hommagée.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- hommagé — singulier masculin — /ɔmaʒe/ ou /omaʒe/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée hommagé#75598.
hommage
nom, masculin, /omaʒə/ ou /ɔmaʒə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (5 sens)
Littré (1873)
s. m.
Terme de féodalité. Promesse de fidélité et de devoirs faite au seigneur par le vassal ou homme. Hommage simple. Hommage de bouche et de mains. Hommage plein ou lige, promesse de défendre son seigneur envers et contre tous, à la différence de l'hommage simple, qui n'emportait pas de si étroites obligations. Fig. Hommage de fief, hommage qui n'obligeait qu'à la fidélité. Remettre ou amortir l'hommage, affranchir le vassal de son engagement. Fig. Rendre hommage d'une chose, la rapporter à celui de qui on l'a reçue. Fig. Rendre hommage à la vérité, s'en reconnaître pour ainsi dire le vassal, la reconnaître, la dire, la déclarer.
Guillaume régnait paisiblement en Normandie, et la Bretagne lui rendait hommage — Voltaire (1694-1778)
On attendait M. de Lorraine pour rendre au roi son hommage lige du duché de Bar — Saint-Simon (1675-1755)
Soumission, vénération, en parlant des personnes à qui l'hommage est rendu. Se dit aussi des choses qu'on vénère.
Je suis bien aise de voir que les beaux esprits lui rendent toujours l'hommage et la reconnaissance qu'ils lui doivent — Voiture (1597-1648)
Grâces à ma victoire, on me rend des hommages — Pierre Corneille (1606-1684)
Respects, civilités ; dans ce sens il se dit le plus souvent au pluriel. Présenter, offrir, rendre ses hommages à quelqu'un, lui adresser de respectueuses civilités. On termine souvent une lettre, surtout écrite à une dame, par : agréez, recevez mes hommages respectueux.
Je lui ai fait des hommages soumis de tous mes vœux — Molière (1622-1673)
Je crains d'être fâcheux par l'ardeur qui m'engage à vous rendre aujourd'hui, madame, mon hommage — Molière (1622-1673)
Don respectueux, offrande. Faire hommage à quelqu'un d'une chose. Recevez l'hommage de mon livre. Faire hommage d'un livre, a deux sens : 1° Faire cadeau d'un exemplaire à une personne que l'on respecte ; 2° Lui en faire la dédicace.
Ses conquêtes pour moi sont des objets de haine ; L'hommage qu'il m'en fait renouvelle ma peine — Pierre Corneille (1606-1684)
Il fait aux évêques un hommage respectueux de sa dignité — Massillon (1663-1742)
Étymologie : Bourguig. hômeige ; provenç. homenatge, homenage ; espagn. homenage ; portug. homenagem ; ital. omaggio ; du bas-latin hominaticum (dans un texte de l'an 1035), de homo, hominis, homme, parce que celui qui faisait hommage devenait l'homme du seigneur. Hominaticum serait d'ailleurs retrouvé par la forme ancienne qui est homenage et non homage, et par la finale age, atge, qui est l'équivalent du latin aticus.
Historique : XIIe s. Ne perdez pas del conte vostre homenage Celle que [à qui] j'ai de cuer fait lige hommage L'arcevesque respunt senz ire et senz desrei : Richars, tu es mis huem ; si me deis porter fei. - Richarz li respundi : mon humage vus rent [je dégage ma foi] ; Jo nel prestai pas... XIIIe s. Je n'ai, ce croi, de sens demie, Ains fis grant folie et grant rage, Quant au dieu d'amors fis hommage Et se aucun tient partie de fié, et soit en homenage Il firent convenance entre li et son fil en tele maniere qu'il metroit son fil es homages de toute se [sa] terre Et qui plus a s'est li plus chiches, Quar …
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
T. de Jurisprudence féodale — Le devoir que le vassal était tenu de rendre au seigneur dont son fief relève. Rendre l’hommage. Il fut reçu à rendre la foi et hommage. Tenir à foi et hommage.
Il signifie, au figuré, Marque de soumission, de respect. Toutes les créatures doivent hommage au Créateur, doivent lui rendre hommage. Rendre hommage aux vertus de quelqu’un. Un hommage sincère. Adresser des hommages à la Divinité. Rejeter, mépriser les hommages de quelqu’un. être entouré d’hommages. Elle reçoit les hommages de mille adorateurs.
Rendre hommage à la vérité, Dire, déclarer la vérité.
Il signifie spécialement Témoignage de respectueux dévouement. Dans cet emploi, il se prend souvent au pluriel. Daignez agréer, Madame, mes respectueux hommages. Offrir, présenter ses hommages.
Il signifie aussi Don respectueux, offrande. Faire hommage à quelqu’un d’une chose. Je lui ai fait hommage de mon livre. Daignez agréer ceci comme un hommage de ma reconnaissance.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- hommages — pluriel — /ɔmaʒə/ ou /omaʒə/
- hommage — singulier — /ɔmaʒə/ ou /omaʒə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée hommage#31590.