herbagé
adjectif
Grammaire et formes (4)
- herbagées — pluriel féminin
- herbagés — pluriel masculin
- herbagée — singulier féminin
- herbagé — singulier masculin
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée herbagé#115068.
adjectif
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée herbagé#115068.
nom, masculin, /ɛʁbaʒə/
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (4 sens) — Académie 1935 (3 sens)
s. m.
Ancien terme de marine.
Étoffe de laine grossière et de couleur brune, sorte de camelot dont on faisait des tentes pour les navires, des cabans et des chaussures pour les gens de mer, — Auguste Jal (1795-1873)
Étymologie : D'après Jal, bas-lat. arbasus, de l'ital. arbascio, de Arba, île appartenant aux Vénitiens, où l'on fabriquait l'arbascîo.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
s. m.
Toute sorte d'herbes.
Le plus souvent une couronne de feuilles de chêne ou de laurier, ou de quelque herbage plus vil encore, devenait inestimable parmi les soldats [romains], qui ne connaissaient point de plus belles marques que celles de la vertu ni de plus noble distinction que celle qui venait des actions glorieuses — Bossuet (1627-1704)
Quelques fruits dédaignés de la brute sauvage, L'herbage impur vomi par le flot écumant, De nos corps épuisés sont l'unique aliment — Millevoye (1782-1816)
L'herbe des prés, des pâturages.
La biche [qui a perdu son faon] dissipe son chagrin en cherchant d'autres herbages et d'autres forêts — Paul-Louis Courier (1772-1825)
Particulièrement. Pré destiné à l'engrais des bœufs et des vaches. Cet herbage est d'un très grand revenu.
Terrain en friche sur lequel tout propriétaire de bestiaux a droit de les envoyer.
Étymologie : Wallon, yerbage ; bourguig. arbeige ; provenç. erbatge ; espagn. herbage ; ital. erbaggio ; du bas-lat. herbaticum, de herba, herbe. Herbaticum s'employait surtout au sens de droit de pâturage.
Historique : XIIe s. Sanc et cervelle [il] fait voler en l'erbage XIIIe s. Prestres Martins estoit moult sages De bien norrir par ces erbages Brebis dont il ot maint fromage N'el [les fleurs] ne sunt point, sachiés de certes, Ne trop closes, ne trop overtes, Ains flamboient par les herbages El meillor point de lor aages XVIe s. J'apprins aussi, allant aux pasturages, à eviter les dangereux herbages Et est dit vif herbage [sorte de droit qu'on payait au seigneur pour pâture] quand le nombre des bestes est de dix et au dessus, et mort herbage quand il est de neuf et au dessous
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
n. m.
Herbe des prés où l’on met les animaux pour les engraisser.
Il se dit spécialement d’un Pré qu’on ne fauche jamais et qui ne sert qu’à y mettre des boeufs et des vaches pour les engraisser. Les herbages de Normandie. Cet herbage est d’un très grand revenu. Vendre, acheter un herbage. Faire enclore, faire enfermer des herbages. Conduire les bestiaux à l’herbage.
Il se disait aussi de Toutes sortes d’herbes bonnes à cueillir. Vivre d’herbages.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée herbage#31308.
Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.