hécatombe

hécatombe

nom, féminin, /ɛkatɔ̃bə/ ou /ekatɔ̃bə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Sacrifice de cent bœufs ou d'un grand nombre de victimes.

    Vous tiendrez mal parole, ou bientôt, sur ma tombe, Tout le sang de vos rois servira d'hécatombe — Pierre Corneille (1606-1684)

    Ô homme, ne cherchez plus l'expiation de vos crimes dans le sang des animaux égorgés ; dussiez-vous dépeupler tous vos troupeaux par vos hécatombes, la vie des bêtes ne peut point payer pour la vie des hommes — Bossuet (1627-1704)

  2. Fig. Massacre, effusion de sang humain. Par plaisanterie.

    Fais périr ou péris, préviens, lâche, ou succombe, Venge toute la terre ou grossis l'hécatombe — Pierre Corneille (1606-1684)

    Comment va la santé de Pollion ? vous savez si je m'y intéresse ; il y a peu d'hommes comme lui ; je ferais une hécatombe de sots pour sauver un rhumatisme à un homme aimable — Voltaire (1694-1778)

Étymologie : Ἑϰατόμϐη, de ἑϰατὸν, cent (voy. CENT), et βοῦς, bœuf (voy. BŒUF).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Sacrifice de cent boeufs ou de plusieurs animaux de différente espèce que faisaient les anciens. Offrir une hécatombe. Apaiser le ciel par des hécatombes.

  2. Il se dit figurément d’un Massacre, d’une grande effusion de sang.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • hécatombes — pluriel — /ekatɔ̃bə/ ou /ɛkatɔ̃bə/
  • hécatombe — singulier — /ekatɔ̃bə/ ou /ɛkatɔ̃bə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée hécatombe#32251.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.