Aller au contenu

havre

havre

nom, masculin · /avʁə/

Usage : d'usage courant (2.00 occurrences par million, Lexique 3.83).

Définitions

  1. Littéraire. Lieu paisible et protecteur où l'on trouve refuge et repos, en particulier dans l'expression un havre de paix.

    Elle a trouvé dans cette vieille ferme un havre où se reposer loin du bruit.

    Synonyme : refuge.

    « Et, comme un marinier échappé de l'orage, Du havre sûrement contempler le naufrage »Mathurin Régnier (1573-1613)

  2. Marine. Port de mer de petite taille, abrité et généralement peu profond, dont les bassins ou les quais découvrent à marée basse.

    Les bateaux de pêche attendent la marée dans le petit havre.

Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.

Grammaire et formes (2)
  • havres : pluriel · /avʁə/
  • havre : singulier · /avʁə/

Témoignages historiques

Littré (1873) · 2 sens

s. m.

  1. Anciennement, port de mer quelconque. Par extension. Fig. Havre d'entrée ou havre de toutes marées, port où il y a de l'eau suffisamment pour entrer en tout temps. Havre de barre ou de marée, port où l'on ne peut entrer qu'avec la haute mer.

    Employant ce Typhis [pilote], Syrtes et Cyanées Seront havres pour toiMalherbe (1555-1628)

    Et, comme un marinier échappé de l'orage, Du havre sûrement contempler le naufrageMathurin Régnier (1573-1613)

  2. Aujourd'hui, havre ne se dit que de certains ports qui sont à sec à marée basse.

    Les baies, les ports et les havresBuffon (1707-1788)

Étymologie : Bas-lat. haula ; portug. abra ; du germanique : anc. scand. höfn ; anglo-sax. häfen ; dan. hafn ; allem. Hafen ; angl. haven. Comparez le bas-breton et le kimry, aber, port.

Historique : XIIe s. Souz Alexandre [Alexandrie], à un havre mout lé [large] XIIIe s. Al havene vint, nef i trova XIVe s. Et grans nefs profondes et larges, Plus de cinq cents dedans le hable XVe s. Quand [les Anglois] se departirent des havres d'Angleterre Mais que demandes-tu ? tu quiers chemin à toy perdre, à l'exemple de moy, et veulx saillir du havre de seureté pour toy noyer dedans la mer XVIe s. Il n'est gallere, encor que le grant dyable En fust patron, s'elle approchoit mon hable, Qu'on ne la mist par esclatz comme ung verre [c'est la ville de Gênes qui parle]

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Académie française, 8e édition (1935) · 2 sens

n. m.

  1. Petit port qui reste sec à marée basse.

  2. Il se disait anciennement d’un Port quelconque.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée havre#31233.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.