hardes

hardes

nom, féminin, /aʁdə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. f. pl.

  1. Tout ce qui est d'un usage ordinaire pour l'habillement. De vieilles hardes. De bonnes hardes.

    [Incommodité qui] diminue beaucoup le plaisir qu'ont les comédiens d'être quelquefois empereurs et impératrices, et d'être appelés beaux comme le jour quand il s'en faut plus de la moitié, et jeune beauté, bien qu'ils aient vieilli sur le théâtre, et que leurs cheveux et leurs dents fassent une partie de leurs hardes — Scarron (1610-1660)

    Va faire apporter mes hardes à l'hôtellerie ; surtout cache bien qui je suis — Hauteroche (1617-1707)

Étymologie : Berry, harde ; reprendre sa harde, remettre son habit. On le tire de hart, les hardes étant un paquet qu'on lie avec la hart. Mais cela est subtil et sans appui. L'ancien fardes, qui signifie hardes, met sur la voie : hardes est dit pour farde, comme hardel pour fardeau, et veut dire ce qui charge (voy. FARDEAU).

Historique : XIIe s. De poures fardes se vesti (l'édition par Frédéric Pluquet, Rouen 1827, écrit fardres, v. 6811).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. pl. Tous les objets qui composent l’habillement. Il s’emploie surtout dans le sens péjoratif. Un paquet de hardes, de vieilles hardes. Il fut obligé de vendre une partie de ses hardes.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (1)
  • hardes — pluriel

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée hardes#74990.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.