haras
nom, masculin, /aʁa/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (4 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873) — entrée 2
s. m.
Voy. ARA, qui est beaucoup plus usité.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 1
s. m.
Lieu où l'on loge des étalons et des juments pour élever des poulains.
Il y avait plusieurs haras en Perse et en Médie ; mais dans cette dernière province ceux du lieu nommé Nisée étaient les plus renommés, et c'était de là qu'était fournie l'écurie du roi — Rollin (1661-1741)
Les chevaux arabes ont peuplé l'Égypte, la Turquie et peut-être la Perse, où il y avait autrefois des haras très considérables — Buffon (1707-1788)
Particulièrement. Établissement dans lequel sont entretenus les reproducteurs de l'espèce chevaline pour la multiplication et l'amélioration. Haras sauvages, haras qu'on voit en Pologne et en Russie, et qui sont composés communément d'un millier de chevaux de tout âge, de tout sexe, poussés, pendant toute l'année, de pâturage en pâturage par leurs conducteurs. Haras demi-sauvages, haras où les animaux sont abandonnés à eux-mêmes pendant une partie de l'année, mais où l'homme intervient par divers soins. Haras parqués, haras qui seuls méritent ce nom et où tout est disposé pour la production et l'amélioration. Haras d'amélioration, ou de tête, ou de pépinière, ou de souche, ceux dans lesquels on ne trouve que des reproducteurs d'élite et susceptibles d'améliorer l'espèce. Haras de production, ceux où l'on a surtout pour but la multiplication, la reproduction. Haras de mulet, lieu où on fait des croisements d'ânes et de juments.
Il ne faut pas oublier l'établissement des haras en 1667 ; ils étaient absolument abandonnés auparavant — Voltaire (1694-1778)
Les étalons et les cavales, renfermés dans le haras. Tout le haras prit peur.
Au plur. L'administration des haras. Il est employé aux haras.
Étymologie : Bas-lat. haracium. Il y a dans le latin hara, toit à porcs, et dans le bas-latin hara cunicularia, garenne à lapins ; la signification ne convient guère. Diez rejette l'anc. h. allem. hari, troupe, parce que la signification en est trop générale, et qu'il aurait donné harias et non haras ; mais il signale comme bien plus approprié l'arabe faras, cheval, dit collectivement (comme, dans le provençal moderne, ego, qui signifie proprement cavale, se dit collectivement pour haras). Toutefois il s'objecte à lui-même que, pour justifier cette étymologie, il faudrait ou, dans le français, faras, ou, d
Historique : XIIIe s. Et li comte, et li duc, et li baron, et li abbé, et tout li autre grant homme qui ont pasture suffisant, tiegnent haraz de jumenz de six ou de quatre au mains [moins] XIVe s. Il s'en print à aler et à mener autre part son farat [troupeau, haras ?] XVIe s. Les meridionaux meurent de jalousie, à cause de quoy ils ont les eunuques gardiens de leurs femmes, que les grands seigneurs ont en grand nombre comme des haras Il a toujours bien faict en sa charge ; aussi estoit il de très bon haras [race] Deux beaux jeunes poulains du haras de l'abbaye J'ai chassé au haras un vieux cheval du quel,…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Lieu destiné à loger des étalons et des juments, pour la reproduction de la race chevaline. Créer un haras. établir un haras. Directeur, inspecteur des haras. Cheval de tel haras.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- haras — forme de base — /aʁa/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée haras#31122.