hantise

hantise

nom, féminin, /ɑ̃tizə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Action de hanter ; commerce familier.

    Éraste, amoureux de Mélite, la fait connaître à son ami Tircis, et, devenu puis après jaloux de leur hantise.... — Pierre Corneille (1606-1684)

    Il ne sera point dit qu'une longue hantise Chez moi vous fera prendre aucun droit de maîtrise — Hauteroche (1617-1707)

Étymologie : Hanter. L'ancienne langue disait hant (hant de femme, Rois, p. 83), et hantin (hantins de gelines et de poussins, Ren. 13021).

Historique : XVe s. La hantise fait l'amour En ce temps, messire Jacques de Harcourt, qui se tenoit au Crotoy et faisoit guerre aux Anglois, s'abstint fort d'avoir hantise de communication avec le duc de Bourgogne Il se pourra assez apercevoir, s'il n'est pas trop beste, que sa hantise continuelle ne lui plait pas XVIe s. Experience et hantise du monde Sa hantise [du souverain] soit rare ; car beaucoup se monstrer et se communiquer ravalle la majesté

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Fréquentation, commerce familier chez quelqu’un. Il ne se dit guère qu’en mauvaise part. La hantise d’un tel ne vaut rien. Il a vieilli.

  2. Il se dit surtout aujourd’hui, au sens figuré, pour Obsession, souvenir involontaire ou obstiné. La hantise d’un souvenir. La hantise d’un air, d’une idée, d’un projet.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • hantises — pluriel — /ɑ̃tizə/
  • hantise — singulier — /ɑ̃tizə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée hantise#31104.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.