halér
nom, masculin
Grammaire et formes (2)
- haléri — pluriel
- halér — singulier
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée halér#139535.
nom, masculin
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée halér#139535.
verbe, /ale/
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) · 1873 (1 sens) — Académie 1935 (4 sens)
v. a.
Terme de marine. Faire effort sur une corde attachée à un objet pour produire un effet voulu. Haler une bouée à bord. Haler s'emploie pour tirer dans toutes les directions, excepté de haut en bas ; auquel cas les marins disent peser. Hale à courir ! hale ensemble ! hale main ! commandements préparatoires que l'on fait entendre avant de commencer la manœuvre.
Terme de métier. Attacher avec une corde quelque objet embarrassant que l'on veut élever. Terme de batelier. Haler à la cordelle, faire avancer un bateau le long d'une rivière ou d'un canal, au moyen d'une corde tirée à force de bras ou par des chevaux. Haler un bateau.
Terme de marine. Haler le vent ou se haler dans le vent, s'approcher de la direction du vent.
V. n. Le vent hale de l'avant, le vent change en prenant la direction de l'avant. Haler sur une manœuvre, sur la bouline, faire force dessus pour la tendre et la tirer.
Se haler, v. réfl. Être halé. Ce bateau a de la peine à se haler.
Étymologie : Espagn. halar ; de l'anc. h. allem. halôn, tirer, haler : anc. scand. hala ; angl. to hale.
Historique : XIIe s. Boelines [ils] sachent et halent ; Au vent gardent et aux estoiles XIVe s. Là où François font au haler Leur nes [nefs] vers Flamens devaler XVe s. Icellui varlet se ferma une corde au cou en maniere d'une vercolle [bricole] pour soutenir le limond du dit demi char ; pendant qu'ils tiroient et halloient à la vercolle
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
v. a.
En parlant des chiens, exciter. Haler des chiens après quelqu'un.
Étymologie : Angl. to halloo, exciter par des cris.
Historique : XVIe s. Je haslay mon mastin après le larronneau, Qui si près le suivit qu'il le prist au manteau
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
v. tr.
T. de Marine — Tirer à soi avec force à l’aide d’un cordage. Haler une manoeuvre. Haler un palan. Haler une bouée à bord.
Par extension, il signifie, en termes de Batellerie, Faire avancer un bateau le long d’une rivière, d’un canal, etc., au moyen d’une corde tirée ordinairement à force de bras ou par des chevaux. Haler un bateau. Les bateliers criaient : hale, hale.
Se haler dans le vent, ou, elliptiquement, Haler le vent, Se diriger le plus près qu’il est possible vers l’endroit d’où vient le vent. Absolument, Le vent hale de l’avant, Le vent change en prenant la direction de l’avant.
Il signifie encore Attacher avec une corde quelque objet embarrassant que l’on veut élever.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
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verbe, /ale/
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (3 sens)
v. a.
Rendre le teint brun et rougeâtre, en parlant du soleil et du grand air. Le soleil hâle le teint.
Faire éprouver aux plantes le hâle. Voilà un temps qui hâle tout.
Se hâler, v. réfl. Être noirci par le hâle. Il s'est beaucoup hâlé au bord de la mer. Fig.
Un ouvrage se hâle au grand jour — LE P. DU CERCEAU
Étymologie : Picard, herlé, hâlé ; wallon, aurler, dessécher. Chevallet a proposé le celtique : kimry, haul, soleil ; bas-breton, heol ; mais la voyelle a n'est pas dans les mots celtiques. Diez le tire du flamand hael, sec. Or un passage de Rutebeuf où hasle est adjectif et signifie desséché (Fors que pain noir, dur et hasle, Tout muisi et tout très sale, II, 173), donne raison à Diez. En effet il prouve que dans hâle est non pas le sens de soleil ou de vent, mais le sens de dessécher. Quant aux formes en s ou en r, elles s'expliquent par la tendance de l'ancienne langue à intercaler ces lettres parasites
Historique : XIIIe s. Au vent les ont hallés [il s'agi de corps morts qu'on fait sécher] Ot ambdeus [toutes deux] cousues ses manches, Et por garder que ses mains blanches Ne halaissent. ot uns blans gans XIVe s. Regardez qu'il est fors, com les poins a quarrez, Il est fort et puissant et moult noir et hallez XVe s. Si ne furent [les dames] ne noires ne halées
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
v. tr.
Brunir, en parlant du Teint. Sur la plage, le soleil et l’air marin ont vite fait de hâler les visages. Un teint hâlé par la vie au grand air. Visage hâlé, teint hâlé.
SE HÂLER signifie Devenir brun par le hâle. Les dames portaient autrefois des masques, de peur de se hâler.
HÂLER signifie aussi Dessécher, flétrir les végétaux. Les fleurs de notre jardin sont toutes hâlées. Le vent a hâlé la campagne.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée hâler#32219.
Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.