habitant
nom, masculin, /abitɑ̃/
Voir aussi : variante hab. · forme féminine habitante
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m. et f.
Celui, celle qui habite, qui fait sa demeure fixe en un lieu. Poétiquement. Les habitants des forêts, les animaux sauvages. Les habitants de l'air, les oiseaux. Les habitants des eaux, les poissons.
Le sommes-nous [touchés] des maux de la Hongrie et de l'Autriche ravagées ? leurs habitants passés au fil de l'épée.... — Bossuet (1627-1704)
Au premier bruit de ce funeste accident [la mort de Machabée], toutes les villes de Judée furent émues ; des ruisseaux de larmes coulèrent des yeux de tous leurs habitants — Fléchier (1632-1710)
Il se dit de celui qui possède un domaine, une habitation dans une colonie. Un habitant de la Martinique, de la Guadeloupe.
Adj. En termes de pratique, domicilié. Elle a établi sa demeure en tel endroit, où elle est encore habitante.
Historique : XIIIe s. En tous tex cas ne doit nus [nul] estre espargniés des abitants
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n.
Celui, celle qui habite en quelque lieu. Les habitants de la campagne. Les habitants d’une ville, d’un quartier, d’une rue. Tous les habitants furent passés au fil de l’épée. La troupe logea chez l’habitant.
Poétiquement, Les habitants des forêts, les habitants de l’air, les habitants des eaux, Les bêtes sauvages, les oiseaux, les poissons. Les habitants de l’Olympe, Les dieux.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- habitants — pluriel — /abitɑ̃/
- habitant — singulier — /abitɑ̃/
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