gutta-percha
nom, féminin, /ɡytapɛʁʃa/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
La gutta-percha est le produit du suc des laticifères qui se trouvent dans le liber d'un arbre forestier, isonandra gutta, Hooker, appartenant à la famille des sapotées, originaire de Singapore et répandu dans tout l'archipel oriental. On se sert de la gutta-percha pour envelopper les fils télégraphiques sous-marins.
Substance différant du caoutchouc, en ce qu'elle n'est ni élastique ni extensible bien que douée d'une grande flexibilité ; elle devient plastique à une température élevée, se façonne, se soude alors comme une pâte grasse, et forme un cuir factice dont l'emploi rend de grands services à l'industrie — Benjamin Legoarant (1792-1863)
Étymologie : Malais, getah pertjah, de getah, gomme, et pertjah, nom malais de Sumatra : gomme de Sumatra. Gutta est l'orthographe anglaise de getah, prononcé avec un e muet que représente l'u anglais suivi de deux consonnes ; il a ainsi une fausse ressemblance avec le latin gutta.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Substance gommeuse fournie par un grand arbre qui croît en abondance à Sumatra et dans les autres îles de l’Archipel oriental. La gutta-percha diffère du caoutchouc en ce qu’elle n’est ni élastique ni extensible, bien qu’elle soit douée d’une grande flexibilité. On se sert de la gutta-percha pour envelopper les fils télégraphiques sous-marins.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- guttas-perchas — pluriel
- gutta-percha — singulier
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée gutta-percha#74865.