guinée
nom, féminin, /ɡine/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Ancienne monnaie d'or anglaise qui valait vingt et un schellings ou vingt-six francs cinquante centimes. Demi-guinée, monnaie d'or d'Angleterre valant 10 shellings, 6 pence, ou 13 fr. 24 c.
On trouva enfin de l'or sur les côtes de Guinée, mais en petite quantité, sous le roi Jean II [de Portugal] ; c'est de là qu'on donna depuis le nom de guinées aux monnaies que les Anglais firent frapper avec l'or qu'ils trouvèrent dans le même pays — Voltaire (1694-1778)
Le grand point est d'avoir beaucoup d'argent, les Anglais ne réussissent qu'avec des guinées, et un crédit qui les décuple — Voltaire (1694-1778)
Sorte de toile bleue de coton.
Terme de commerce. Cuir préparé, buffle.
Étymologie : Angl. Guinea, nom d'un pays d'Afrique, à cause que Charles II fit frapper les premières guinées avec de l'or venu de ce pays. Quant à la guinée, toile, elle est dite ainsi parce qu'elle sert au trafic avec les nègres.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Monnaie de compte, en Angleterre équivalant à 21 shillings. Charles II a fait frapper les premières guinées avec de l’or venu de Guinée. Cinquante guinées.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- guinées — pluriel — /ɡine/
- guinée — singulier — /ɡine/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée guinée#30664.